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Dimanche 27 mai 2012 14 h 45 HAE

Sur le Web

 

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24 FéVRIER 2010

[ 15 h 25 ] HAE - International

Les États-Unis vulnérables en cas de cyberguerre

GoogleLes États-Unis seraient vaincus si une cyberguerre éclatait, selon l'ancien directeur du renseignement américain Michael McConnell. 
 
« Si nous entrions en guerre aujourd'hui dans le cadre d'une cyberguerre, nous serions battus », a affirmé M. McConnell mardi lors d'une audition consacrée à la cybersécurité devant la Commission du commerce, des sciences et des transports du Sénat
 
Le vice-amiral à la retraite, responsable du renseignement de l'administration de George W. Bush, a indiqué que les États-Unis ont besoin d'une « stratégie nationale pour Internet qui soit équivalente à celle mise en oeuvre pendant la Guerre froide, lorsque l'Union soviétique et les armes nucléaires menaçaient l'existence des États-Unis et de leurs alliés ». 
 
Selon M. McConnell, les États-Unis sont les plus vulnérables, les plus connectés et ceux qui ont le plus à perdre. 
 
Même constat du côté de James Lewis, un expert en cybersécurité au Center for Strategic and International Studies, la plus grande menace contre les États-Unis provient du cyber espionnage et du cybercrime. Il soutient que « le pays a plus perdu à cause de l'espionnage qu'à aucun moment depuis les années 1940 ». 
 
Il croit donc qu'une intervention des autorités serait sans doute nécessaire pour réglementer Internet, devenu chaotique. 
 
Le sénateur démocrate Jay Rockefeller, président de la Commission du Commerce, des Sciences et des Transports du Sénat, estime lui aussi que « la sécurité nationale et notre sécurité économique sont en jeu ». 
 
« Une cyberattaque majeure pourrait paralyser les infrastructures les plus cruciales du pays, notre réseau électrique, de télécommunications et nos services financiers », a-t-il ajouté. 
 
Ces commentaires sur la sécurité du cyberespace surviennent après que Google eut annoncé, en janvier, avoir été la cible de cyberattaques lancées en décembre par des pirates informatiques en Chine. Selon Google, l'attaque visait les comptes de messagerie de militants des droits de la personne qui utilisent Gmail. 
 
Google a alors menacé de retirer son moteur de recherche en chinois, Google.cn, si Pékin n'assouplit pas ses règles sur la censure d'Internet. 
 
Mercredi, Google a toutefois affiché sur son site chinois des offres d'emploi pour des ingénieurs, des commerciaux et des postes dans l'administration et les ressources humaines à Pékin, Shanghai et Canton. 
 
Par ailleurs, une étude de la revue Nature publiée mercredi révèle que 84 % des chercheurs chinois que leurs travaux seraient sérieusement touchés s'ils n'avaient plus accès au moteur de recherche de Google. Un article complet de nos collègues du réseau anglais de Radio-Canada est ici
 
Malgré les menaces, il semble que personne n'ait vraiment envie de voir Google quitter la Chine... 
 
Pour m'écrire: bruno.maltais@radio-canada.ca 
 
(avec l'AFP) 
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[ 10 h 50 ] HAE - Internet

Trois dirigeants de Google condamnés pour atteinte à la vie privée

GoogleEn Italie, trois dirigeants de Google ont été condamnés à six mois de prison avec sursis pour la diffusion d'une vidéo dans laquelle on humiliait un adolescent handicapé. 
 
La vidéo d'une quinzaine de secondes, filmée avec un téléphone portable et diffusée en septembre 2006, était restée près de deux mois sur Google Video
 
Elle montrait un adolescent trisomique humilié par quatre élèves à Turin et avait provoqué un scandale en Italie. Les quatre élèves avaient été exclus de l'établissement scolaire jusqu'à la fin de l'année scolaire. 
 
La victime avait retiré sa plainte, mais la ville de Milan et l'association de défense des trisomiques Vividown avaient continué les procédures judiciaires contre Google. 
 
Sur son blogue, Google soutient avoir retiré la vidéo incriminée de son site web, en 2006, quelques heures après avoir été informé de son existence, et l'entreprise ajoute avoir travaillé avec la police italienne pour identifier la personne ayant mis la vidéo en ligne. Cette dernière a ensuite été condamnée à 10 mois de travaux communautaires.  
 
Liberté d'expression vs responsabilité des diffuseurs 
 
Avant le verdict, Google avait dénoncé ce procès comme une « attaque directe contre un Internet libre et ouvert ». 
 
« Ces poursuites reviennent à poursuivre les employés des services postaux pour des lettres haineuses envoyées par la poste », soutenait Google. 
 
Le parquet soutenait quant à lui que les responsables de Google avaient l'obligation juridique d'empêcher la diffusion de cette vidéo. 
 
« Il ne s'agit pas de la liberté d'Internet, mais de savoir s'il existe ou non une zone franche où ne s'appliquent pas les lois, et en particulier les règles de protection des données personnelles », ont soutenu dans leur plaidoirie Alfredo Robledo et Francesco Cajani. 
 
Après l'annonce de la condamnation, un porte-parole de Google a immédiatement annoncé que l'entreprise américaine allait faire appel de cette « décision stupéfiante ». 
 
« C'est la première fois au monde qu'un employé de Google est condamné pour atteinte à la vie privée », a indiqué le porte-parole Bill Echikson. 
 
« Aucune de ces personnes n'avait quoi que ce soit à voir avec la vidéo. Ils ne l'ont pas filmée, ils ne l'ont pas mise en ligne, aucun d'entre eux n'en connaissait les auteurs, et cependant ils ont été tenus pénalement responsables », a-t-il dénoncé. 
 
Google s'est dit « profondément préoccupé par cette décision, qui représente une attaque contre le principe de la liberté d'expression. [...] Si nous sommes responsables pour chaque autorisation de publication, chaque photo, chaque vidéo, chaque mise en ligne, alors le net tel que nous le connaissons cessera d'exister ». 
 
De son côté, le parquet est satisfait de cette décision qui montre que « la protection des personnes est fondamentale et doit prévaloir sur la logique économique ». 
 
Les trois employés sont David Drummond, président du conseil d'administration de Google Italie au moment des faits, George De Los Reyes, un membre du conseil au moment des faits qui a quitté l'entreprise depuis, et Peter Fleischer, responsable chargé de la protection de la vie privée. 
 
Un quatrième dirigeant, Arvind Desikan, responsable de projet vidéo, a été acquitté. 
 
Les quatre ont toutefois été acquittés de l'accusation de diffamation.  
 
Reporters sans frontières réagit 
 
Reporters sans frontières (RSF) estime que cette condamnation soulève plusieurs questions. 
 
« Cette condamnation instaure de facto un contrôle a priori sur la publication de vidéos. C'est un coup dur pour la liberté d'expression. Ceci est d'autant plus symbolique qu'il affecte un pays démocratique », écrit l'organisme de défense de la liberté de la presse. 
 
RSF condamne néanmoins la diffusion d'une telle vidéo, mais soutient que « les véritables coupables sont les auteurs des brimades et ceux qui les ont filmées puis mises en ligne », qui ont déjà été condamnés. « Google a, de son côté, retiré rapidement la vidéo après qu'elle lui a été signalée. Si les juges ont l'intention de lancer ainsi un débat sur le respect de la vie privée sur Internet, un sujet important, ils choisissent mal leur cheval de bataille », selon RSF. 
 
« Cette décision pourrait contraindre Google à modérer a priori sa plateforme de vidéos, ou à bloquer l'accès à YouTube en Italie. Sa plateforme de blogs Blogger ou ses autres services pourraient également être concernés », ajoute RSF. 
 
Un cas parmi tant d'autres? 
 
S'il s'agit d'une première accusation du genre pour Google, les contenus de mauvais goût sont très fréquents sur le web. En janvier, des groupes Facebook intitulés « Il n'y a pas de pédophiles, il n'y a que des enfants faciles » ont soulevé la colère et l'indignation sur la toile. Parfois, il a fallu attendre des dizaines d'heures avant que les groupes soient retirés par les responsables de Facebook. 
 
Selon vous, la poursuite contre Google revient-elle, comme le soutient l'entreprise, « à poursuivre les employés des services postaux pour des lettres haineuses envoyées par la poste », ou faut-il tenir les sites Internet responsables des contenus qu'ils diffusent? Et où tracer la ligne? 
 
Pour m'écrire: bruno.maltais@radio-canada.ca -

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[ 10 h 25 ] HAE - Politique fédérale

Le ministère des Finances sur Twitter

Page d'accueil de TwitterLe ministère des Finances du Canada annonce qu'il commencera à utiliser Twitter le 4 mars prochain, lors du dépôt du budget de 2010 à la Chambre des communes.  
 
« Des liens vers des sections pertinentes du budget seront diffusés en temps réel sur Twitter », indique le ministère.  
 
On peut déjà s'abonner au compte Twitter @financescanada 
 
Un premier message a d'ailleurs été envoyé le 18 janvier dernier: « Réserves officielles de liquidités internationales » 
 
Vous y comprenez quelque chose? Un test peut-être... 
 
Depuis, une quinzaine de communiqués de presse et d'avis aux médias ont été annoncés sur le fil Twitter du ministère. 
 
« Notre gouvernement veut rejoindre les Canadiennes et les Canadiens pour les informer des mesures que nous prenons pour soutenir l'économie, a déclaré le ministre des Finances, Jim Flaherty. Les médias sociaux nous offrent un outil nouveau, économique et pratique pour communiquer avec eux. » 
 
Un autre exemple de la facilité d'établir un lien direct par les réseaux sociaux. 
 
Cette communication sans filtre est-elle utile? Autrement dit, préférez-vous lire les communiqués de presse des organismes, ou les nouvelles des médias? 
 
Pour m'écrire: bruno.maltais@radio-canada.ca -

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« février 2010 »