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  Dossier: Guerre en Irak
 
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« Il a dit, en anglais:
“Je suis Saddam Hussein,
je suis le président de l'Irak, et je veux négocier.” »

— Le commandant Brian Reed, de la 1re Brigade de la 4e Division d'Infanterie


   

Où et quand sera-t-il jugé?
Mise à jour le dimanche 14 décembre 2003

 

Les conditions et le lieu d'un procès de Saddam Hussein restent à déterminer, certains manifestant le désir qu'il soit jugé en Irak, d'autres devant un tribunal international, comme l'ancien dirigeant yougoslave Slobodan Milosevic. « La question sera déterminée un peu plus tard », a répondu l'administrateur américain en Irak, Paul Bremer.

Y aura-t-il un tribunal spécial? L'ancien président irakien sera-t-il livré au nouveau tribunal spécial irakien, créé quatre jours plus tôt et destiné à juger les anciens membres du régime baasiste? Le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McLellan, a en tout cas confirmé que « les Irakiens seront impliqués ».

Le président du Conseil de gouvernement transitoire irakien, Abdel Aziz al-Hakim, a de son côté affirmé que l'ancien dictateur sera jugé en Irak pour crimes de guerre. Selon un autre membre du Conseil à Bagdad, Dara Nourreddine, Saddam Hussein sera le premier à comparaître devant ce tribunal spécial, si l'instruction est prête.

Annoncé quatre jours avant la capture de l'ancien dictateur, le tribunal pénal irakien chargé de juger les crimes perpétrés sous le régime de Saddam Hussein entre 1968 et 2003 ne devrait pas commencer ses travaux avant l'installation d'un nouveau gouvernement, prévu en juillet 2004. Selon une des clauses de la loi instituant cette cour, elle peut faire appel à des spécialistes étrangers ou à ceux de l'ONU.

Cependant, les experts internationaux doutent de sa légitimité, de son impartialité et de sa capacité à fonctionner dans le climat actuel d'insécurité générale en Irak, craignant que ce ne soient les États-Unis qui tirent les ficelles au bout du compte. Le directeur de Human Rights Watch, Kenneth Roth, considère important que le procès « ne soit pas perçu comme une justice de vengeance ».

Une chose est sûre, ce ne sera pas la Cour pénale internationale de l'ONU, en exercice depuis 2002, qui sera chargée du procès; ni l'Irak ni les États-Unis n'y ont adhéré depuis sa création.

Alors qu'elle a été suspendue en Irak, la peine capitale pourrait-elle s'appliquer contre Saddam Hussein? À cette question, le président du Conseil intérimaire irakien, Adnan Pachachi, a répondu que « le procès sera équitable et que l'accusé pourra avoir recours à des avocats, que ce ne sera pas un simulacre de procès, comme ceux que l'ancien régime organisait ».

De son côté, le premier ministre du Canada, Paul Martin, souhaite que Saddam Hussein soit jugé par une cour de compétence internationale, plutôt que par la justice américaine ou irakienne, comme ce fut le cas pour le Cambodge.


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