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  Dossier: Guerre en Irak
 
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« Il a dit, en anglais:
“Je suis Saddam Hussein,
je suis le président de l'Irak, et je veux négocier.” »

— Le commandant Brian Reed, de la 1re Brigade de la 4e Division d'Infanterie


   

Les événements
Mise à jour le dimanche 14 décembre 2003

« Mesdames et messieurs, nous l'avons », a lancé l'administrateur américain Paul Bremer pour annoncer la capture de Saddam Hussein. L'ex-président irakien a été arrêté vers 20 h, heure locale, samedi le 13 décembre, dans la cave d'une habitation de Ad-Daour, à 15 km au sud de sa ville natale, Tikrit.


La conférence de presse de Paul Bremer

Dans une opération baptisée « Aube rouge », à laquelle participaient environ 600 militaires, les forces américaines ont arrêté l'ancien raïs sans que celui-ci n'offre de résistance. « Il n'y a pas eu de blessés, et aucun coup de feu n'a été tiré [pendant l'opération] », a expliqué le général américain Ricardo Sanchez.

L'opération a débuté vers 18 h, « sous le couvert de l'obscurité et à la vitesse de l'éclair », a précisé le général Sanchez. Saddam Hussein, 66 ans, se trouvait « dans un trou de souris » dont l'entrée était cachée avec des briques et des ordures, selon M. Sanchez. « Il y avait seulement de la place pour qu'une personne reste couchée. [...] Le trou avait un ventilateur pour la circulation de l'air », a-t-il dit.

Des images montrant l'ancien président irakien hirsute, avec une barbe poivre et sel, ont été diffusées. Il était en train de subir un examen médical, se prêtant à un prélèvement de salive destiné aux tests ADN utilisés pour l'identifier. Les images indiquent qu'il était en bonne santé.

Saddam Hussein avait en sa possession un pistolet, deux fusils kalachnikovs et 750 000 dollars en liquidités. Deux autres personnes ont été capturées en même temps que lui, mais leur identité n'est pas encore connue.

Selon les forces américaines, l'ancien dictateur s'est montré « coopératif » lors de son arrestation, montrant qu'il était « fatigué » et « résigné ». On ignore combien de temps il a pu passer dans sa cache, ni s'il a pu participer ou diriger les opérations de guérilla qui visent quotidiennement les forces américaines depuis la fin des combats majeurs en Irak décrétée par le président Bush le 1er mai.

La tête de Saddam Hussein avait été mise à prix par les forces américaines pour 25 millions de dollars. Son arrestation survient à peine quatre jours après que le conseil de gouvernement irakien eut adopté à toute vitesse un projet de tribunal spécial destiné à juger les membres de l'ancien régime baasiste pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Saddam Hussein, qui a déjà quitté le territoire de l'Irak, sera détenu dans un endroit qui restera secret.


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