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« Il a dit, en anglais:
“Je suis Saddam Hussein,
je suis le président de l'Irak, et je veux négocier.” »

— Le commandant Brian Reed, de la 1re Brigade de la 4e Division d'Infanterie


   

Un tribunal irakien pour Saddam, selon Berlusconi et Bremer
Mise à jour le dimanche 21 décembre 2003 à 16 h 28


Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, s'est déclaré en faveur d'un procès irakien pour l'ancien dirigeant de l'Irak, Saddam Hussein. «Je crois qu'il est difficile de faire des hypothèses sur la peine à infliger à Saddam Hussein, même si nous savons qu'il est coupable d'atroces crimes», a affirmé le chef du gouvernement italien. Il répondait ainsi à une question sur la peine de mort que le président américain George Bush a souhaité pour l'ex-dictateur irakien.

M. Berlusconi a du même souffle confirmé le maintien du contingent de 3000 soldats italiens en sol irakien, malgré l'attentat du 12 novembre qui a fait 19 morts parmi les carabiniers. Il justifie cette décision par la nécessité d'enrayer la menace terroriste qui émane d'États ne respectant pas les principes de liberté et de droits de l'homme.

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L'administrateur américain en Irak, Paul Bremer, a lui aussi fait part de sa préférence pour un jugement de Saddam Hussein par le peuple irakien auquel il revient de «déterminer la peine à lui infliger».

La date du procès dépendra de la mise en place du tribunal que le Conseil de gouvernement transitoire a décidé de créer pour juger l'ex-président et ses collaborateurs, ce qui pourrait prendre plusieurs mois. Le tribunal serait formé de cinq juges dont certains pourraient ne pas être irakiens. Les observateurs et les avocats étrangers seraient autorisés à assister au procès.


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