Le 13 décembre 2003, le monde apprenait avec surprise
que celui qui fut pendant près de 25 ans le seul et
unique maître de Bagdad était désormais
entre les mains des forces américaines après
avoir été capturé, quelques heures plus
tôt, dans les environs de sa ville natale, Tikrit.
Si, d’emblée, l’administration américaine
estimait que la capture de Saddam Hussein allait briser l’échine
de la résistance irakienne et, rapidement, entraîner
le pays sur la voie de la pacification et de la démocratisation,
force est d’admettre, un an plus tard, que la réalité
fut tout autre.
Aujourd’hui, l’Irak en entier, à l’exception
– peut-être – de la zone kurde du nord,
est le théâtre d’attentats, d’assassinats
et d’enlèvements qui repoussent l’arrivée
de la démocratie qu’avait promise le président
Bush aux Irakiens.
Pour ce qui est de Saddam Hussein, le sort de l’ancien
dictateur demeure toujours incertain. Un an après son
arrestation, la date de son procès est constamment
repoussée par les autorités irakiennes. Alors
que l’on promettait un procès avant la fin de
l’année 2004, des hauts responsables irakiens
estiment maintenant que les procès des anciens responsables
du régime ne commenceront qu’après les
élections générales, prévues en
janvier. Et là encore, Saddam Hussein pourrait bien
ne pas être parmi les premiers accusés à
être entendus.
Afin de bien comprendre tous les enjeux qu’a soulevé
l’arrestation de Saddam Hussein, nous vous proposons
ce dossier rédigé dès la capture de l’ancien
président irakien. |