Bush: «l'essentiel des combats est terminé» Mise à jour le vendredi 2 mai 2003, 6 h 49 . Le président George W. Bush a annoncé officiellement la fin des hostilités en Irak à l'occasion d'un discours prononcé jeudi soir à bord du porte-avions Abraham-Lincoln ancré au large des côtes de la Californie. «L'essentiel des combats est terminé en Irak. Dans la bataille d'Irak, les États-Unis et nos alliés l'ont emporté», a-t-il déclaré six semaines après les premiers bombardements sur Bagdad.
S'adressant à plusieurs milliers de militaires rassemblés sur le pont du porte-avions, de retour d'Irak après une mission en mer de près 10 mois, le président américain a déclaré que l'intervention en Irak était aussi «une victoire dans la guerre contre le terrorisme qui a commencé le 11 septembre 2001 et qui continue». «Dans cette bataille, nous avons combattu pour la liberté et pour la paix dans le monde», a-t-il ajouté. George W. Bush s'est toutefois abstenu de définir les opérations militaires américaines en Irak comme une victoire ou de déclarer la «fin de la guerre». Il a préféré insister sur l'importance de la tâche à accomplir dans un pays qui reste à sécuriser et à munir d'un gouvernement démocratique. «La transition d'une dictature à une démocratie prendra du temps, mais cela vaut tous les efforts. Notre coalition restera (en Irak) jusqu'à ce que notre travail soit accompli», a-t-il dit. Selon des experts, si M. Bush avait déclaré la fin de la guerre, cela aurait notamment obligé les États-Unis à libérer quelque 6000 prisonniers de guerre irakiens et compliqué la recherche de Saddam Hussein.
Selon le président Bush, les forces américaines auront aussi à trouver les armes de destructions massives et mettre la main sur les anciens dirigeants irakiens en fuite. «Nous pourchassons et trouvons des dirigeants de l'ancien régime, qui seront tenus responsables de leurs crimes. Nous avons commencé à rechercher des armes chimiques et biologiques et nous avons déjà connaissance de centaines de sites qui seront examinés», a-t-il déclaré, reconnaissant implicitement qu'aucune arme de destruction massive, une des raisons évoquées pour lancer la guerre, n'avait encore été trouvée. Le président Bush a réitéré ses avertissements à quiconque soutiendrait le terrorisme, affirmant que «du Pakistan aux Philippines en passant par la Corne de l'Afrique, nous pourchassons les assassins d'Al-Qaïda». «La libération de l'Irak est une avancée décisive dans la campagne contre le terrorisme. Nous avons éliminé un allié d'Al-Qaïda et supprimé une source de financement du terrorisme. Notre mission continue. Al-Qaïda est blessée, mais pas détruite», a-t-il également déclaré à propos de l'organisation d'Oussama ben Laden.
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