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Rumsfeld félicite les troupes à Bagdad
Mise à jour le mercredi 30 avril 2003 à 9 h 13
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Donald Rumsfeld, à son arrivée à Bagdad
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Le secrétaire américain à la Défense est arrivé mercredi dans la capitale irakienne, après une escale à Bassorah, la métropole chiite du sud de l'Irak.

C'est la première visite d'un haut responsable américain depuis la chute du régime de Saddam Hussein, il y a trois semaines. Il devrait rencontrer Jay Garner, le général à la retraite auquel la Maison- Blanche a confié l'administration intérimaire de l'Irak.

Donald Rumsfeld effectue cette visite pour remercier les troupes de la coalition américano-britannique qui ont fait tomber le régime irakien le 9 avril dernier.

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Le secrétaire américain de la Défense lors de son escale à Bassorah
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«Ce qui est important, c'est qu'un grand nombre d'êtres humains intelligents et dynamiques ont été libérés», a-t-il dit, sur la base aérienne de Bassorah. «Ils ont échappé à la poigne d'un régime véritablement vicieux et c'est une bonne chose, non seulement pour eux mais aussi pour cette région», a-t-il ajouté.

Il a rappelé qu'il s'était rendu une première fois en Irak il y a 20 ans. À la demande du président Ronald Reagan, il avait alors rencontré Saddam Hussein, le président aujourd'hui déchu qui, en tant qu'adversaire de l'Iran, jouissait alors du soutien de Washington.

M. Rumsfeld est en tournée dans la région du Golfe depuis dimanche. Il a déjà visité les Émirats arabes unis, le Qatar, l'Arabie saoudite et le Koweit.

Retour sur la journée de mardi, en Arabie saoudite

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Donald Rumsfeld en Arabie Saoudite (Archives)
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Mardi à Ryad, il a annoncé que les États-Unis retireraient d'Arabie la quasi-totalité des forces qui y étaient stationnées. Seulement quelques-uns des dix mille militaires actuellement présents, ceux qui contribuent à la formation des Saoudiens, resteront dans le pays.

La majorité des 19 pirates de l'air étant d'origine saoudienne, les relations entre Washington et l'Arabie saoudite s'étaient considérablement refroidies dans la foulée des attentats du 11 septembre.

À l'issue d'un entretien avec son homologue saoudien, le prince sultan ben Abdul-Aziz, Doanld Rumsfeld a déclaré que «les États-Unis n'avaient pas de calendrier secret dans la région du Golfe et ne cherchaient pas à menacer la Syrie». «Dire que nous avons menacé la Syrie constitue une mauvaise interprétation. C'était un fait, pas une menace », a-t-il ajouté. M. Rumsfeld a, par surcroît, réitéré les accusations selon lesquelles la Syrie avait laissé pénétrer sur son territoire plusieurs dirigeants en fuite du régime de Saddam Hussein.

Visite au Qatar, lundi

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Donald Rumsfeld
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Lundi, au Qatar, il a rendu hommage aux troupes américaines pour leur intervention en Irak, qu'il a comparée à la chute du mur de Berlin et à la libération de Paris. Donald Rumsfeld et le chef des opérations militaires en Irak, le général Tommy Franks, ont serré la main aux soldats et pris des photos avec les militaires au siège du Commandement central américain.

«Pensez aux scènes auxquelles nous avons tous assisté: des Irakiens libres renversant une statue de Saddam Hussein, embrassant les militaires de la coalition et célébrant leur liberté retrouvée», a dit le secrétaire à la Défense. «Ce que vous avez tous accompli va s'inscrire dans les livres d'histoire», a-t-il ajouté à l'intention des soldats, les décrivant comme «les mieux entraînés, les mieux équipés et les meilleures troupes au monde».

Toutefois, M. Rumsfeld s'était abstenu de parler de «victoire», même si sa tournée dans la région du Golfe semble être destinée à célébrer la chute du régime de Saddam Hussein. M. Rumsfeld, qui s'est entretenu avec de hauts officiers américains, a affirmé que sa meilleure décision avait été d'avoir «demandé au général Franks de faire cela», en l'occurrence de lancer la guerre, le 20 mars.


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