Blair persuadé de trouver des armes prohibées Mise à jour le lundi 28 avril 2003, 22 h 40 . À l'occasion de sa conférence de presse mensuelle, le premier ministre britannique Tony Blair s'est déclaré confiant de trouver, éventuellement, des armes de destruction massive en Irak. Selon lui, il ne fait aucun doute que de telles armes existent en Irak. M. Blair a indiqué que des experts britanniques et américains fouillaient actuellement sept sites irakiens, sur une liste préliminaire de 150 sites suspects. Les forces américano-britanniques détiennent toutefois des informations sur 1000 sites qui pourraient receler des armes chimiques, a précisé le premier ministre britannique, affirmant que des interrogatoires à ce propos étaient toujours en cours.
La présence d'armes chimiques et bactériologiques constituait la principale justification de la guerre contre l'Irak. Mais, maintenant que la guerre est finie, les forces de la coalition relèguent la recherche de ces armes au troisième rang de leurs priorités. La stabilisation de l'Irak et la situation humanitaire sont maintenant à l'avant-plan des préoccupations américano-britanniques, a souligné le premier ministre Blair.
Il a rejeté l'option d'un retour des inspecteurs des Nations unies, insistant sur le fait que «la situation avait changé». Mais il n'est pas impossible que le recours à des observateurs indépendants s'impose en temps et lieu, a-t-il indiqué.
Rencontre avec Vladimir Poutine
Le premier ministre Blair doit se rendre en Russie mardi afin de rétablir des relations passablement tendues avec le président Vladimir Poutine qui, contrairement à son homologue britannique, s'opposait fermement à la guerre en Irak. M. Blair va tenter de convaincre M. Poutine de lever les sanctions de l'ONU contre l'Irak.
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