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1500 bombes à fragmentation sont tombées sur l'Irak

Mise à jour le vendredi 25 avril 2003, 20 h 16 .

Schéma de fonctionnement d'une bombe à dispersion.
Les forces américano-britanniques ont largué environ 1500 bombes à fragmentation «cluster bombs» pendant l'opération «Liberté pour l'Irak». Le chef d'état-major interarmées américain, Richard Myers, a précisé vendredi que «seulement 26 de ces bombes ont touché des cibles à moins de 500 mètres de zones civiles. Et il n'y aurait eu qu'un seul cas enregistré à ce jour de dommage collatéral», c'est-à-dire des victimes civiles.

Des organisations humanitaires demandent de façon répétée au Pentagone de ne plus employer ces armes controversées qui sont conçues pour disperser sans précision, sur un secteur étendu, de centaines de petites bombes de la taillle d'une grenade et qui explosent en principe au contact des cibles. Les experts considèrent que 10% d'entre elles n'explosent pas sur le moment, restant particulièrement dangereuses pour les populations civiles, notamment les enfants qui les ramassent sans discernement.

Exemple de petites bombes qui demeurent actives au sol après les bombardements.
Richard Meyers a affirmé que ces bombes à fragmentation sont utilisées contre des objectifs militaires: missiles sol-sol et sol-air, installations radar ou de communications, avions, servants d'artillerie, etc. «Comme le régime irakien avait choisi de placer beaucoup de ses installations militaires près de zones habitées. Dans certains cas, nous avons frappé en sachant qu'il pouvait y avoir un risque de dommage collatéral», a-t-il ajouté en paralant de «choix difficiles».

Toujours selon Richard Myers, les bombes à fragmentation sont moins dangereuses que les mines antipersonnelles, qui restent cachées jusqu'à ce que quelqu'un les active en marchant dessus.

Selon l'association américaine Human Rights Watch, ces armes auraient tué ou blessé plus de 4000 civils après la première guerre du Golfe de 1991.

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