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Bush n'invitera pas Chirac à son ranch

Mise à jour le vendredi 25 avril 2003, 0 h 06 .

Le président George W. Bush, irrité par l'opposition de la France à l'intervention militaire américaine en Irak, a déclaré jeudi à la chaîne américaine NBC que son homologue français, Jacques Chirac, ne devait pas s'attendre à être invité dans son ranch texan à brève échéance.

Il a ajouté qu'il y avait certaines tensions dans les relations entre Washington et Paris parce qu'il est apparu à l'administration américaine que la position française était anti-américaine. Le président Bush a également déconseillé à la France de se servir de sa position à l'intérieur de l'Europe pour créer des alliances contre les États-Unis, la Grande-Bretagne ou d'autres membres de la coalition impliqués dans la guerre en Irak.

De plus, George W. Bush a reproché à la France d'avoir pris une position sur le dossier irakien qui aurait pu affaiblir l'OTAN. «L'OTAN est une très importante alliance. C'est quelque chose que nous avons passé beaucoup de temps à moderniser. J'ai oeuvré à son élargissement, et il est très important que l'Europe ne devienne pas fracturée à un point où les États-Unis n'auraient plus de relations avec une Europe qui soit une, libre et en paix», a-t-il ajouté.

Une visite dans la propriété de 550 hectares du président américain, à Crawford, est en quelque sorte considérée comme un honneur et une récompense. Le premier ministre australien John Howard, allié fidèle qui a envoyé des hommes en Irak, est attendu au ranch le mois prochain. Les deux principaux alliés européens de Bush, le premier ministre britannique Tony Blair et le président espagnol Jose Maria Aznar, y ont déjà été invités.

Saddam Hussein, mort ou sévèrement blessé

(archives)
Par ailleurs, le président Bush a déclaré sur la chaîne NBC qu'il existait des preuves que Saddam Hussein était soit mort ou au moins sévèrement blessé. «Il existe des preuves suggérant qu'il pourrait l'être», a-t-il dit en parlant du dictateur irakien. «Nous ne l'affirmerons jamais tant que nous n'en serons pas certains mais la personne qui a aidé à diriger l'attaque pense que Saddam a au moins été sévèrement blessé», a-t-il ajouté.

Il a également annoncé que les troupes américaines resteraient en Irak aussi longtemps que nécessaire, lorsque la mission des États-Unis serait terminée. Le chef de la Maison-Blanche a précisé que la présence américaine en Irak pourrait durer jusqu'à deux ans, mais pourrait aussi être moins longue.

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