Le Pentagone nie vouloir garder des bases en Irak Mise à jour le mardi 22 avril 2003, 14 h 51 . Le secrétaire américain à la Défense soutient que les États-Unis n'envisagent absolument pas de garder le contrôle à long terme de certaines bases militaires irakiennes. Selon Donald Rumsfeld, il s'agit de pure spéculation de la part des journalistes du New York Times. Le quotidien citait, dans son édition de dimanche, des responsables militaires américains. D'après eux, les États-Unis convoitent quatre bases: une à l'aéroport de Bagdad, une autre près de Nassiriyah, une troisième dans le désert de l'ouest de l'Irak et enfin une autre au Kurdistan irakien. Donald Rumsfeld affirme, pour sa part, qu'il n'a jamais été question de cette éventualité. Du même souffle, il a condamné les journalistes qui laissent ainsi croire que les Américains ont l'intention d'occuper l'Irak.
Les États-Unis ont maintenu une présence militaire constante de 23 000 hommes dans le Golfe depuis la guerre de 1991, notamment en Arabie saoudite et au Koweït pour protéger les gisements pétroliers contre une attaque irakienne et faire pendant au poids régional de l'Iran. L'Irak n'est cependant plus une menace et la présence américaine en Arabie saoudite n'est pas populaire. Les 300 000 militaires américains déployés ces derniers mois pour renverser Saddam Hussein sont progressivement rappelés.
Une réflexion et des discussions avec les États régionaux viennent seulement de commencer, a encore souligné Donald Rumsfeld. Or, selon lui, «un Irak amical», sans Saddam Hussein, serait logiquement une raison pour avoir moins de forces dans la région.

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