Saccage du patrimoine irakien: des conseillers culturels américains claquent la porte Mise à jour le vendredi 18 avril 2003, 22 h 57 .  | | Des voleurs pris en flagrant délit au musée d'archéologie de Bagdad. | Aux États-Unis, deux conseillers culturels de la Maison-Blanche ont démissionné pour protester contre l'inaction de l'armée américaine devant le pillage du Musée national de l'Irak, à Bagdad. Le président du comité consultatif présidentiel pour les affaires culturelles, Martin Sullivan, a démissionné en affirmant dans sa lettre d'adieux que le pillage et le saccage du Musée de Bagdad est «une tragédie qui était prévisible et que l'on pouvait empêcher. Cette tragédie n'a pas été empêchée en raison de l'inaction de notre pays», affirme M. Sullivan.
L'un de ces conseillers a déclaré que les universitaires américains avaient fourni aux Département d'état l'emplacement des musées et des sites historiques irakiens bien avant le conflit et que les dirigeants américains avaient l'obligation morale d'empêcher ces crimes. Le Musée archéologique de Bagdad a été pillé et saccagé la semaine dernière dans les jours qui ont suivi l'entrée des troupes américaines dans la capitale irakienne, sans que celles-ci interviennent pour protéger les collections, les plus importantes du monde sur l'histoire des civilisations de Mésopotamie, de Sumer et de Babylone.
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