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Situation critique à Bassorah

Mise à jour le samedi 12 avril 2003, 6 h 08 .

Bassorah, la deuxième ville de l'Irak située au sud, à majorité chiite, est retournée vers un calme relatif, après avoir été en proie à l'anarchie et au pillage.

Mais les conditions à l'hôpital général restent désastreuses. Tout manque: médicaments, poches de sang, matériel médical et personnel hospitalier, mais aussi eau et électricité. Dans cet hôpital en piteux état construit par les Britanniques en 1921, seuls 90 lits sur 400 sont occupés.

Selon un témoignage recueilli, «de nombreux médecins ne passent que quelques heures par jour. Ils regardent si l'électricité a enfin été rétablie, visitent le peu de patients qu'il leur reste puis s'en vont exercer à titre privé pour soigner les victimes de guerre.»

Les forces britanniques ont toutefois annoncé vendredi leur volonté de rétablir l'ordre d'ici trois jours à Bassorah. Le colonel Chris Vernon, porte-parole du contingent britannique, a reconnu que la situation rendait pour l'heure encore impossible la fourniture de secours, de vivres, d'eau potable et de médicaments à la population.

À Doha, au Commandement central américain, un porte-parole militaire américain a par la suite annoncé que les forces britanniques avaient ouvert le feu jeudi, et abattu cinq hommes qui tentaient de dévaliser une banque à Bassorah.

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