Une reconstruction en trois étapes pour l'Irak Mise à jour le vendredi 11 avril 2003, 6 h 08 . Le secrétaire américain adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz, a annoncé que les États-Unis envisagent une transition en trois étapes en Irak à l'issue de la guerre, alors qu'il s'adressait à la commission des forces armées du Sénat. Dernière étape de son plan: l'établissement d'un gouvernement irakien.
 | | Paul Wolfowitz (archives) | Selon M. Wolfowitz, l'Irak sera d'abord gouverné par un Bureau de la reconstruction et de l'aide humanitaire, sous l'égide des États-Unis et dirigé par le général américain à la retraite Jay Garner. Sa mission consistera à superviser l'acheminement de l'assistance humanitaire et à restaurer les services de première nécessité comme la distribution d'eau, d'électricité et les soins médicaux, au fur et à mesure que les forces de la coalition prendront le contrôle de l'ensemble du pays. Une fois ces services rétablis, l'administration de l'Irak sera confiée à une autorité intérimaire qui sera formée de représentants de tous les groupes religieux et ethniques, y compris des Irakiens exilés. Celle-ci aura comme responsabilités la création d'un gouvernement représentatif, l'organisation d'élections locales, ainsi que la rédaction d'une nouvelle constitution.
Dans la troisième phase, il appartiendra au gouvernement irakien d'assumer pleinement le contrôle du pays, avec une légitimité fondée «les élections conduites conformément à la nouvelle constitution».
Dans une entrevue accordée au Los Angeles Times, le secrétaire d'État américain, Colin Powell, avait indiqué que son gouvernement avait décidé de s'occuper lui-même de la réorganisation politique du pays, mais qu'il chercherait à faire légitimer par les Nations unies l'autorité irakienne intérimaire.
Le Pentagone a déjà commencé à rapatrier des exilés irakiens, dont Ahmad Chalabi, descendant d'une riche famille chiite et condamné pour fraude bancaire et détournement de fonds en Jordanie. Colin Powell a également affirmé que les Nations auraient un rôle à jouer dans l'organisation de l'aide humanitaire à apporter à l'Irak.
Wolfowitz menace la France... encore une fois
Par ailleurs, M. Wolfowitz a réitéré ses menaces à l'égard de la France, arguant que Paris devra «payer un prix» pour son opposition à l'intervention militaire américaine en Irak, et particulièrement pour son veto à une assistance de l'Otan à la Turquie.
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