L'après-guerre se dessine Mise à jour le jeudi 10 avril 2003, 14 h 36 .  | | Colin Powell | Avant même la fin des opérations militaires, les États-Unis commencent à aborder la question de la réorganisation de l'Irak, dont le gouvernement est en fuite.
Dans une entrevue accordée au Los Angeles Times, le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a indiqué la vision américaine de l'avenir de l'Irak. Selon lui, les États-Unis ont décidé de s'occuper eux-mêmes de la réorganisation politique du pays.
 | | Ahmed Chalabi | Colin Powell a toutefois indiqué que Washington chercherait à faire légitimer par les Nations unies l'autorité irakienne intérimaire, qu'il souhaite voir se former dans les plus brefs délais. Une «réunion d'Irakiens libres» devrait à ce propos se tenir très prochainement selon le secrétaire d'État américain. Le Pentagone a déjà commencé à rapatrier des exilés irakiens, dont Ahmad Chalabi, descendant d'une riche famille chiite et condamné pour fraude bancaire et détournement de fonds en Jordanie. Colin Powell a également affirmé que les Nations auraient un rôle à jouer dans l'organisation de l'aide humanitaire à apporter à l'Irak.
 | | Kofi Annan | Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a pour sa part exprimé ses impressions après la chute du régime de Saddam Hussein. Il souhaite que le rétablissement de la loi et l'ordre en Irak soit une priorité pour les forces de la coalition. Il a estimé que les Irakiens avaient payé un prix fort pour leur liberté. Kofi Annan souhaite également que les inspecteurs en armement des Nations unies puissent retourner en Irak le plus vite possible, afin de terminer le désarmement du pays. Par ailleurs, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ont affirmé qu'ils étaient disposés à supporter la reconstruction de l'Irak mais pas avant qu'un régime y soit mis en place.
De son côté, le porte-parole de l'organisme américain chargé de la reconstruction de l'Irak, l'ORHA, a annoncé que l'organisme s'installerait au fur et à mesure de la sécurisation du territoire. Celui qui le dirige, le général américain à la retraite Jay Garner, est chargé de fournir l'aide humanitaire, de diriger la reconstruction et de préparer la formation d'un gouvernement provisoire. L'action de l'organisme a déjà été jugée trop tardive par Ahmed Chalabi, qui demandé à l'antenne de la chaîne télévisée américaine pourquoi l'ORHA mettait autant de temps à se déployer.
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