Stupeur du monde arabe Mise à jour le jeudi 10 avril 2003, 9 h 11 . Les dirigeants des pays voisins de l'Irak sont surpris de la rapidité de la chute de Bagdad. Ils se disent soulagés de voir que la guerre se terminera bientôt mais réclament un retrait rapide des troupes américaines. Même les pays alliés des États-Unis ont réclamé une fin prochaine de l'occupation du pays.
 | | Hosni Moubarak | Le président égyptien Hosni Moubarak a ainsi demandé aux États-Unis et à la Grande-Bretagne « d'oeuvrer au plus vite pour rétablir la sécurité et favoriser la constitution d'un gouvernement de transition ». Le chef de la diplomatie égyptienne a également affirmé que l'Arabie saoudite réclamaient que « le peuple irakien choisisse son gouvernement librement et au plus vite ». Il a précisé que les deux pays s'attachaient «à préserver l'intégrité territoriale, l'unité et la souveraineté de l'Irak».
 | | Conférence du commandement | En conférence de presse au Qatar, le commandement central américain a indiqué que la coalition avait « l'intention de convoquer une rencontre de leaders irakiens, expatriés et non-expatriés ». Il a ajouté que ce serait « la première fois que les Irakiens pourront exprimer leurs préférences ». Il a également évoqué d'anciennes structures traditionnelles qui pourraient servir de base à la réorganisation du pays.
 | | Ahmad Chalabi | Un des leaders de l'opposition irakienne, Ahmad Chalabi, rapatrié en Irak par le Pentagone, a pris la parole en public à Nassiriyah, dans le sud du pays. Il a déclaré que les Irakiens choisiraient eux-mêmes leur gouvernement. Plusieurs personnalités publiques devraient se réunir dans cette ville samedi pour tenir la première réunion concernant le gouvernement de transition. Par ailleurs, la Grande-Bretagne a pour sa part appelé la Syrie à participer à la construction d'un « meilleur futur pour l'Irak ». Un émissaire britannique devrait prochainement visiter ces deux pays.

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