La bataille pour l'après-Saddam est amorcée Mise à jour le mercredi 9 avril 2003, 21 h 48 . Après avoir mené la guerre contre l'Irak sans l'accord de l'ONU, Washington se prépare à une nouvelle bataille autour de l'après-Saddam Hussein dans la foulée de l'entrée de ses troupes à Bagdad. Une fois Bagdad définitivement sécurisée, la question de l'administration publique deviendra brûlante. Si les intentions de Washington se concrétisent, le général Jay Garner doit s'installer dans la capitale irakienne pour superviser les affaires du pays et sa reconstruction.
Les opposants irakiens, traditionnellement très divisés, sont partagés sur le rôle du général américain à la retraite. Charif Ali Al-Hussein, chef du Mouvement pour la monarchie constitutionnelle (MMC) a déclaré ne pas avoir l'intention de travailler avec le général Garner. Pour sa part, le Congrès national irakien (CNI) d'Ahmed Chalabi, qui a ses entrées au Pentagone, a dit y être favorable. Ce mouvement a envoyé des centaines de combattants se joindre aux forces américaines dans le sud de l'Irak.
 | | Kofi Annan (archive) | Reste aussi à déterminer le rôle qui sera dévolu à l'ONU dans la mise en place de ce nouveau régime. Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a défendu vigoureusement un rôle de l'ONU en Irak, estimant que l'organisme apporterait une légitimité à la prochaine administration, une position défendue par la France, et dans une moindre mesure, par la Grande-Bretagne.
Une réunion préparatoire
Par ailleurs, les États-Unis préparent actuellement une réunion d'Irakiens en exil et de responsables locaux. Selon des sources du département d'État, cette rencontre pourrait avoir lieu en Irak dès la semaine prochaine, pour poser les premiers jalons en vue d'une administration irakienne civile intérimaire.
Selon une source anonyme, la date et le lieu exact de cette rencontre n'ont pas encore été décidés, mais les travaux préparatoires seraient en cours.
Cette conférence pourrait avoir lieu dès le 15 avril, mais le département d'État a indiqué qu'il n'était pas très favorable à ce qu'elle se tienne à Nassiriyah (sud du pays), où Ahmed Chalabi vient de faire son retour d'exil.

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