Sommet Chirac-Poutine-Shröder en fin de semaine Mise à jour le mardi 8 avril 2003, 21 h 36 .  | | Saint-Pétersbourg | Paris, Moscou et Berlin tiendront un sommet en fin de semaine à Saint-Pétersbourg, en Russie, pour faire le point sur leur stratégie commune au sujet de la reconstruction de l'Irak. Le camp de la paix qui s'est tant opposé à la guerre n'a pas dit son dernier mot. Sachant que les États-Unis veulent prendre le leadership dans la reconstruction politique et économique de l'Irak, ils tiennent à s'assurer que les Nations unies soient au coeur de l'action. Il sont d'ailleurs appuyés par la majorité des pays membres de l'ONU. En tenant leur sommet quelques jours après celui de George W. Bush et Tony Blair en Irlande du Nord, les présidents Chirac et Poutine ainsi que le chancelier Schröder se présentent ainsi comme les leaders et garants de la légitimité internationale en ce qui concerne de l'après-guerre en Irak. Jacques Chirac a indiqué que l'époque n'était plus aux initiatives unilatérales, et que deux pays ne pouvaient plus prétendre décider du sort d'un autre. C'est dans cet esprit que Jacques Chirac tente de convaincre Washington et Londres de revenir «dans le droit chemin», une fois la guerre terminée.
Sans cautionner cette guerre, le président Chirac reconnaît qu'il faudra laisser aux troupes américaines et britanniques le soin de sécuriser l'Irak, ce qui demandera un certain temps. Par contre, il insiste pour que l'ONU définisse et encadre les règles du jeu à toutes les étapes de la reconstruction sur les plans administratif, politique et économique. Selon le président français, si les Américains imposent un cadre politique et administratif sans l'aval des Nations unies, cette guerre déja illégitime aux yeux de la communauté internationale va se conclure dans une totale confusion politique qui risque de déchirer le Conseil de sécurité.
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