La pression se maintient sur le front nord Mise à jour le mardi 8 avril 2003, 21 h 30 . L'aviation américaine a pilonné intensément mardi des positions irakiennes dans la ville pétrolière de Kirkouk mais les forces kurdes déployées au sol n'ont fait état que de lents progrès sur le front nord. Le bombardement de Kirkouk a été l'un des plus violents dans le secteur depuis le début de la guerre en Irak il y a 20 jours, selon l'un des principaux chefs militaires kurdes, Mam Rostam. Selon ce dernier, les peshmergas kurdes sont à l'affût à mi-chemin entre Chamchamal et la grande ville du Kurdistan irakien aux mains des forces du régime de Bagdad. Toutefois, les Américains les auraient dissuadés de lancer un assaut terrestre contre Kirkouk. Protégés dans leurs bastions du nord par les patrouilles aériennes anglo-américaines depuis la guerre de 1991, les Kurdes irakiens rêvent de prendre Kirkouk et ses champs pétroliers, mais la Turquie voisine y est hostile, craignant que cela ne réveille les velléités indépendantistes des Kurdes turcs. L'autre grande ville kurde, Mossoul, à 65 km de Kirkouk, qui demeure elle aussi aux mains des forces irakiennes, fait également l'objet de bombardements soutenus depuis près de trois semaines.
Par ailleurs, au cours d'un point de presse, mardi matin, au Centre de commandement américain, le général Vincent Brooks a déclaré que les forces américaines maintenaient la pression sur Tikrit, à 200 km au nord de Bagdad, pour empêcher les forces irakiennes loyales à Saddam Hussein de parvenir jusqu'à la ville natale du président irakien. «Tikrit n'échappe pas à notre intérêt et fait partie de nos objectifs », a-t-il dit. Il a ajouté que le but était de faire «pression sur les forces irakiennes dans cette région et d'empêcher leur mouvement vers Tikrit ou Bagdad».

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