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L'ONU devra jouer un «rôle vital» dans l'après-Saddam

Mise à jour le mardi 8 avril 2003, 21 h 47 .

Lors d'une conférence de presse à l'issue de leur sommet au château de Hillsborough, près de Belfast, en Irlande du Nord, Tony Blair et George W. Bush ont annoncé que l'après-Saddam se fera de concert avec la communauté internationale et qu'ultimement, le pays sera dirigé par les Irakiens eux-mêmes.

Tony Blair
Prenant la parole en premier, le premier ministre britannique a d'abord rappelé que l'offensive menée en Irak était une guerre de libération et non de conquête et que le pouvoir de Saddam Hussein touchait à sa fin. M. Blair a également affirmé que les troupes de la coalition ne resteraient pas plus de temps que nécessaire.

Au sujet des armes de destruction massive, raison initialement invoquée pour le déclenchement du conflit, Tony Blair a réitéré que le régime de Bagdad en possédait et qu'elles seraient retrouvées au fur et à mesure que le régime s'effondrerait.

George W. Bush
Le président américain, quant à lui, a déclaré que les Nations unies auraient «un rôle vital à jouer» dans la reconstruction de l'Irak. Bien qu'il n'ait pas défini exactement ce que recouvrait ce rôle «d'agent de changements», il a évoqué l'aide humanitaire ainsi que le choix lié à l'autorité de transition.

George W. Bush a également précisé qu'il souhaitait voir le pouvoir transféré le plus vite possible en Irak à une administration provisoire composée d'Irakiens vivant dans le pays et à l'extérieur, faisant ainsi écho à la proposition soutenue par Colin Powell. Cette administration provisoire serait en place jusqu'à ce que le peuple irakien puisse choisir un véritable gouvernement, selon M. Bush.

Répondant à une question d'un journaliste sur le sort du raïs, le président américain a précisé qu'il ne savait pas si Saddam Hussein avait survécu aux dernières frappes de la coalition américano-britannique, mais qu'il avait assurément perdu le pouvoir.

Il a également évoqué la situation en Irlande du Nord et a appelé les partis politiques nord-irlandais à opter pour la paix. Il a en effet exhorté ces partis à adopter le plan de relance de l'accord de paix de 1998, élaboré par la Grande-Bretagne et l'Irlande. Jeudi, Londres et Dublin doivent également présenter un plan de relance des institutions locales, soit le gouvernement et l'assemblée d'Irlande du Nord qui ont été suspendus par Londres en octobre 2002.

Établissant un parallèle entre cette situation et le conflit au Moyen-Orient, les deux hommes ont déclaré que la paix entre Israël et la Palestine exigera de dépasser les profondes divisions de l'histoire et de la religion. Ils se sont dits déterminés à appliquer la «feuille de route» élaborée par le quartette (États-Unis, Union européenne, ONU et Russie) définissant les étapes menant à la constitution d'un État palestinien souverain d'ici 2005.
«Nos gouvernements travaillent pour aider à faire émerger un règlement au Proche-Orient qui protège les droits des Israéliens et des Palestiniens, qui favorise la paix, la sécurité, la dignité humaine», ont-ils ajouté.



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