Reportages de la Première Chaîne Entrevues et reportages
AccueilL'Irak, un État « voyou »
Point de vue des É.-U.Point de vue de l'IrakLes pays voisinsLe CanadaL'arsenal militaireHyperliens

Powell minimise les divergences entre Londres et Washington

Mise à jour le lundi 7 avril 2003, 23 h 36 .

Le secrétaire d'État américain, Colin Powell
Le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a minimisé les divergences entre Londres et Washington, lundi, concernant le rôle que les Nations unies joueront dans la reconstruction de l'Irak à l'issue de la guerre. Selon M. Powell, les médias ont exagéré les différences de point de vue entre la Grande-Bretagne et les États-Unis.

«Il n'y a pas de désaccord aussi important que ce que vous pouvez lire dans les journaux», a-t-il soutenu, soulignant qu'un débat est déjà amorcé sur cette question. Le secrétaire d'État américain a d'ailleurs indiqué que le président George W. Bush et le premier ministre britannique Tony Blair publieront une déclaration commune à l'issue de leur rencontre de mardi, à Belfast, afin de préciser le rôle qu'ils comptent laisser à l'ONU dans l'après-Saddam Hussein.

«Tout le monde sait depuis la déclaration des Açores, il y a environ deux semaines, qu'il y aura un rôle pour les Nations unies comme partenaires dans ce processus», a indiqué M. Powell. Il a toutefois laissé claire la position des Américains en déclarant que les forces américano-britanniques, «ayant puisé dans les ressources, ayant pris les risques politiques et ayant sacrifié des vies, doivent avoir un rôle dominant quand nous passerons d'une phase d'hostilités à celle de l'après-guerre et de la reconstruction».

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a déclaré pour sa part lundi qu'une implication des Nations unies en Irak après le conflit est nécessaire pour légitimer la future administration du pays, rappelant les expériences de l'organisation au Kosovo et au Timor oriental.

M. Annan a cependant rappelé que tout nouveau rôle de l'organisation en Irak «dépassant la coordination des activités humanitaires en Irak et les autres activités définies par les résolutions existantes» nécessitera une résolution du Conseil de sécurité.

Ce point risque de diviser à nouveau le Conseil: une action des Nations unies, prétendront les opposants à la guerre, ne pourra en aucun cas être la reconnaissance d'une autorité transitoire à Bagdad, ce qui serait la reconnaissance implicite du bien-fondé de la guerre. Il est également peu probable que le Conseil puisse accepter une résolution modifiant le programme «pétrole contre nourriture», qui finance la fourniture des produits de première nécessité en Irak par la vente de pétrole brut irakien sous supervision de l'ONU.

Washington n'est pas disposé à laisser les Nations unies administrer l'Irak après la fin de la guerre, alors que le souhaitent plusieurs pays opposés à l'intervention militaire, comme la France et l'Allemagne. Tony Blair devrait toutefois presser George W. Bush, lors du sommet de Belfast, de donner un rôle important à l'ONU pour garantir le plus large soutien international possible à la reconstruction de l'Irak.

Hyperliens *
* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes


Imprimer Autres sections
Partager avec un ami AccueilL'Irak, un État « voyou »
Point de vue des É.-U.Point de vue de l'IrakLes pays voisinsLe CanadaL'arsenal militaireHyperliens


Notre équipe - Retour au site Nouvelles

© Radio-Canada.ca - 2003