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Bagdad assiégée

Mise à jour le lundi 7 avril 2003, 5 h 37 .

Des sources au sein du commandement central américain affirment que des troupes d'infanterie et des Marines encerclent Bagdad et en contrôleraient la plupart des accès routiers. Des soldats américains, appuyés par des pièces d'artillerie, des chars et des hélicoptères de combat se battrait notamment pour le contrôle d'un pont routier enjambant le Tigre, en périphérie sud-est de la capitale irakienne. De leur côté, les autorités irakiennes ont annoncé dimanche avoir tiré cinq missiles contre les forces américaines dans les faubourgs de Bagdad. Des témoins à Bagdad affirment avoir dénombré au moins cinq carcasses de chars et de blindés américains détruits au cours des combats.

Un officier de renseignement de l'armée américaine soutient que la Garde républicaine, le corps d'élite chargé de défendre le régime de Saddam Hussein, a été réduite à trois brigades et un bataillon samedi. Lors de l'incursion américaine dans Bagdad, 2000 à 3000 soldats irakiens auraient été tués.

Un char américain Abrams détruit par les Irakiens.
Dans le centre de Bagdad, des tirs d'artillerie et de mortier ont été entendus dans l'après-midi, alors que des explosions retentissent en continu dans les faubourgs est et sud-ouest de la capitale irakienne, selon une correspondante de l'agence Reuters. L'AFP rapporte qu'une douzaine d'obus de mortier s'étaient abattus sur le quartier Saadoun, en plein centre de Bagdad, proche de l'hôtel où sont logés les journalistes de la presse internationale. Il s'agirait de la première fois que des tirs de roquettes sont entendus dans le centre de la ville depuis le début de la guerre le 20 mars.

Des pertes élevées chez les civils

En début d'après-midi, la sortie sud de Bagdad avait été soumise à des bombardements aériens intenses. Plus tard, de fortes explosions secouaient la capitale irakienne, survolée par des avions et sillonnée par des ambulances, sirènes hurlantes. De son côté, le Comité international de la Croix-Rouge a indiqué que les hôpitaux de la ville étaient submergés par un afflux massif de blessés. Les interventions des équipes médicales sont d'autant plus perturbées par le manque d'eau et d'électricité. Une situation que partage d'ailleurs l'ensemble de la population civile.

Saddam Hussein demande aux Irakiens de se battre

Devant cette pression croissante exercée sur le bastion de son régime, Saddam Hussein a appelé de nouveau ses concitoyens à se battre. Dans un texte lu à la télévision, il a appelé les Irakiens à se battre partout dans le pays. «L'ennemi a concentré toutes ses forces sur Bagdad, ce qui a affaibli son pouvoir dans les autres régions de l'Irak, vous devez maintenant l'affaiblir, approfondir ses blessures et le priver de ce qu'il a déjà pris.

Frappez davantage l'ennemi, augmentez le niveau de vos attaques en dehors de Bagdad», affirme Saddam Hussein dans son message, soulignant que cela diminuera la pression sur la capitale.

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