Les Américains affirment tenir Karbala Mise à jour le dimanche 6 avril 2003, 22 h 10 . Les troupes américaines auraient finalement pu sécuriser, dimanche, la ville de Karbala après deux jours d'intenses combats qui ont fait, selon des sources militaires américaines, environ 400 morts parmi les combattants paramilitaires irakiens. Le major Hugh Cate, porte-parole de la 101e division aéroportée américaine, a affirmé que ses troupes ont été en mesure de prendre le contrôle de l'importante ville sainte du centre de l'Irak, dimanche, après avoir affronté la résistance de 500 soldats irakiens. Le porte-parole ajoute que moins de 100 militaires irakiens ont été capturés par les Américains, les autres ayant été tués lors de combats qui ont forcé les troupes américaines à chercher, maison par maison, d'éventuels soldats loyaux à Saddam Hussein. Un militaire américain aurait par ailleurs été tué, samedi, à Karbala tandis qu'au moins 8 autres auraient été blessés, toujours selon le major Cate.
 | | Une famille d'Irakiens terrorisés par l'irruption des soldats américains dans leur maison. | Les soldats américains ont mis la main, lors des opérations dans le centre de Karbala, sur de très importantes caches d'armes et de munitions, du matériel militaire ayant même été retrouvé dans des écoles, affirme Hugh Cate. Karbala, à 80 kilomètres au sud-ouest de Bagdad, est l'un des deux plus importants lieux saints, avec la ville de Najaf, pour la majorité shiite de l'Irak. Les troupes américaines s'attendraient d'ailleurs à recevoir l'appui de la population chiite d'Irak, celle-ci ayant été maintes fois persécutée au cours des dernières années par le régime de Saddam Hussein. En prenant Karbala, les Américains veulent protéger les arrières des troupes engagées plus au nord à Bagdad. Les militaires veulent également sécuriser les autoroutes et leurs voies d'approvisionnement en éliminant toute menace paramilitaire dans le secteur.
Il y a deux jours, l'armée américaine a attaqué Najaf, une autre ville sainte chiite, située au centre du pays, afin de mettre hors combat les paramilitaires et autres soldats demeurés fidèles à Saddam Hussein et susceptibles d'empêcher la progression des troupes coalisées en provenance du sud. La bataille pour sécuriser Najaf avait duré une semaine. Les autorités militaires américaines avaient fait état d'un millier de soldats irakiens tués lors des combats.

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