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Washington affiche un optimisme prudent

Mise à jour le jeudi 3 avril 2003, 19 h 31 .

Donald Rumsfeld et Richard Myers
Le secrétaire américain à la Défense a déclaré jeudi que le régime irakien était affaibli mais qu'il était encore meurtrier. Donald Rumsfeld a donc annoncé que des jours difficiles étaient encore à venir pour la prise de Bagdad.

Le général Richard Myers, qui accompagnait M. Rumsfeld lors du point de presse, a déclaré pour sa part que les forces américano-britanniques étaient à 20 kilomètres de Bagdad et qu'elles contrôlaient environ 45% du territoire irakien.

Le secrétaire américain à la Défense a également invité les forces armées irakiennes à se retourner contre le régime de Saddam Hussein mais a précisé qu'il n'y aurait pas de «porte de sortie» pour les hauts dirigeants du pays. Donald Rumsfeld a réitéré que la Syrie continuait d'aider l'Irak, malgré les avertissements américains adressés à ce pays. Vendredi dernier, M. Rumsfeld avait accusé la Syrie de laisser transiter du matériel militaire en Irak, la mettant en garde contre cet acte par ailleurs jugé «hostile».

Discours de George W. Bush sur la base de Camp Lejeune

De son côté le président américain George W. Bush a déclaré jeudi que «l'étau se referme sur Bagdad et le régime irakien est proche de la fin». Le président Bush a pris la parole devant 12 000 Marines américains sur la base de Camp Lejeune, en Caroline du Nord, au sud-est des États-Unis.

M. Bush a affirmé que la population irakienne commençait à accueillir les soldats américains et britanniques en libérateurs et que la guerre ne cesserait que lorsque «l'ensemble du pays sera libéré». Qualifiant Saddam Hussein de «dictateur parmi les cruels», il a réitéré sa volonté de «retirer des armes de destruction massive des mains de meurtriers».

Le président Bush a également accusé les responsables irakiens d'avoir «exécuté des prisonniers de guerre, lancé des attaques en agitant le drapeau blanc, caché des armes dans des quartiers d'habitation, des écoles, des hôpitaux et des mosquées». Il les a traités de «criminels de guerre» et a promis qu'ils seraient jugés en tant que tels.

Après son discours, George W. Bush a rencontré les parents d'une douzaine de Marines tués en Irak depuis le début de la guerre, il y a deux semaines. Selon le dernier bilan, 49 soldats américains ont été tués depuis le début de l'offensive, 150 ont été blessés et 15 sont portés disparus.

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