Bassorah résiste toujours Mise à jour le jeudi 3 avril 2003, 23 h 50 . La situation est toujours confuse à Bassorah, deuxième ville de l'Irak, dans les faubourgs de laquelle l'armée britannique est entrée jeudi. Elle y a notamment pris le contrôle d'un complexe industriel désaffecté où les miliciens irakiens lui avaient opposé une résistance acharnée. Cette métropole du sud ne serait toutefois pas encore aux mains des forces américano-britanniques, qui rapportent toujours des combats sporadiques dans la ville. Selon un journaliste intégré à un bataillon britannique, de nouveaux combats ont eu lieu, les Irakiens tirant aux lance-roquettes et à la mitrailleuse lourde, alors que les forces de la coalition auraient, de leur côté, détruit un char et un bunker, faisant 12 prisonniers.
D'après leurs officiers, les Britanniques feraient face à la résistance d'environ un millier d'Irakiens à Bassorah. Les hommes de la 51e division de l'armée irakienne, qui ne se seraient pas rendus lors de la reddition de leurs officiers au début de conflit, se seraient également repliés dans Bassorah en abandonnant la majeure partie de leur matériel lourd dans les faubourgs. Mais le ministre irakien de l'Information, Mohammed Saïd al Sahaf, a démenti que les Britanniques se rapprochaient du coeur de la ville qui comptait un million et demi d'habitants avant le conflit.
Un porte-parole de l'armée irakienne, le général Hazem al-Raoui, a affirmé vendredi, sur les ondes de la télévision nationale, que l'Irak contrôlait toujours la ville, et prédit que Bagdad ne tomberait pas aux mains des forces américaines.
En une semaine de combats, les soldats britanniques n'ont avancé que d'un kilomètre vers le coeur de Bassorah. La nuit, ils tentent de faire progresser leurs positions leurs positions, profitant de leurs systèmes de vision nocturne pour tenter de déterminer d'où viennent les tirs de mortiers ou de roquettes qu'ils subissent dans la journée.
Non loin de là, pendant que de violents combats se poursuivent à Nassiriyah, un convoi américain s'affaire jour et nuit, depuis dimanche, à construire un pont qui permettra aux forces américano-britanniques de franchir le canal Saddam. La traversée du canal d'irrigation d'une largeur de 75 mètres permettra de joindre la route numéro 7, une des deux principales voies terrestres pour atteindre Bagdad.
Jusqu'ici, les forces de la coalition ont été incapables d'utiliser cette route car Nassiriyah, qui en contrôle l'accès, est toujours aux mains des forces irakiennes.

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