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Les États-Unis s'opposent à une réunion de l'ONU sur l'Irak

Mise à jour le mercredi 2 avril 2003, 19 h 37 .

John Negroponte (archive)
L'ambassadeur des États-Unis aux Nations unies s'est prononcé mercredi contre une éventuelle session de l'Assemblée générale de l'ONU consacrée à l'Irak. John Negroponte a jugé que cette assemblée n'était «ni nécessaire ni désirable».

Selon le diplomate américain, il n'y a «aucune raison que cette question amplement discutée au Conseil de sécurité soit transférée à l'Assemblée générale».

L'Assemblée générale réunit les 191 membres des Nations unies. À la différence du Conseil de sécurité, les cinq pays membres permanents (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie) n'y disposent pas d'un droit de veto.

Les pays arabes se concertent

Réunion de la Ligue arabe (archives)
De son côté, le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Maher, a confirmé mercredi que les pays arabes se concertaient pour la tenue d'une réunion de l'Assemblée générale de l'ONU consacrée à l'Irak.

Le 24 mars, les ministres arabes des Affaires étrangères avaient décidé de réclamer une telle réunion si le Conseil de sécurité échouait à appeler à un arrêt de la campagne américano-britannique en Irak.



L'assistance humanitaire en Irak

L'ambassadeur du Mexique à l'ONU, Aguilar Zinser, a annoncé mercredi que la question de l'aide humanitaire en Irak dominera en avril les travaux du Conseil de sécurité, toujours profondément divisé par la guerre.

Dès jeudi, la vice-secrétaire générale de l'ONU, la Canadienne Louise Fréchette, doit présenter au Conseil une évaluation de la situation en Irak. De son côté, le directeur du programme «Pétrole contre nourriture», Benon Sevan, fera le point sur ce programme dont la relance a été votée à l'unanimité vendredi dernier.

M. Zinser, qui assume la présidence du Conseil de sécurité depuis mardi, a par ailleurs déclaré qu'advenant la chute du régime de Saddam Hussein, le rôle de l'ONU en Irak devrait être «substantiel et non pas subsidiaire».

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