Bataille bureaucratique au sujet de l'aide humanitaire Mise à jour le mercredi 2 avril 2003, 19 h 29 .  | | Distribution de vivres | Une intense bataille bureaucratique fait rage entre le Pentagone et le département d'État sur le contrôle de l'aide humanitaire qui sera apportée en Irak après la fin de la guerre, ont déclaré mercredi des responsables américains. Le principal contentieux porte sur l'autorité qui dirigera les équipes d'aide d'urgence (DART) qui dépendent de l'Agence américaine pour l'Aide internationale (USAID) elle-même sous l'égide du département d'État. Les DART coordonnent les efforts des ONG dans les situations d'urgence, mais le Pentagone voudrait supervisr les DART, selon les responsables.
 | | Colin Powell (archive) | Ce différend a conduit le secrétaire d'État Colin Powell à écrire une lettre au chef du Pentagone, Donald Rumsfeld, pour lui rappeler que les DART répondaient de lui par le biais de l'USAID. Un groupe d'ONG, parmi lesquelles CARE, Save the Children et Refugees International, s'oppose à la tentative de prise de contrôle des DART par le Pentagone. «Les professionnels de l'aide d'urgence à USAID et au département d'État savent le mieux comment diriger des opérations d'aide d'urgence, pas les membres de la hiérarchie militaire au Pentagone», a déclaré la présidente de l'organisation InterAction, Mary McClymont.
 | | Donald Rumsfeld (archives) | «Les tentatives du département de la Défense de marginaliser le département d'État et de forcer les ONG à agir sous sa juridiction compliquent notre capacité à aider le peuple irakien et multiplient les dangers auxquels sont confrontés les travailleurs humanitaires sur le terrain», a-t-elle ajouté. Pour sa part, le directeur de USAID, Andrew Natsios, a reconnu qu'il y avait eu des problèmes à résoudre au sujet de la distribution de l'aide humanitaire en Irak, mais estime que la plupart d'entre eux ont été résolus. «Nous sommes au beau milieu d'une guerre et nos équipes ont besoin de sécurité. Nous ne disposons pas de nos propres (forces de) sécurité et donc nous dépendons de l'armée américaine, mais ce ne sont pas les militaires américains qui dirigent nos opérations», a-t-il affirmé.

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