Reportages de la Première Chaîne Entrevues et reportages
AccueilL'Irak, un État « voyou »
Point de vue des É.-U.Point de vue de l'IrakLes pays voisinsLe CanadaL'arsenal militaireHyperliens

Colin Powell s'entend avec la Turquie

Mise à jour le mercredi 2 avril 2003, 15 h 33 .

En visite en Turquie pour tenter de colmater les brèches dans les relations diplomatiques entre les deux pays, le secrétaire d'État américain, Colin Powell, a indiqué, mercredi, que les troupes américaines présentes dans le nord de l'Irak pourront être ravitaillées via la Turquie.

Colin Powell a fait cette déclaration lors d'une conférence de presse en compagnie de son homologue turc, Abdullah Gul, affirmant que «nous avons réglé tous les problèmes en suspens en ce qui concerne le ravitaillement des unités via la Turquie».

L'entente ne porte actuellement que sur des livraisons d'essence et de nourriture aux quelques milliers de militaires américains actuellement dans le nord de l'Irak. Il est toutefois impossible de savoir si une demande sera faite subséquement pour faire transiger, via la frontière turque, des véhicules, des armes ou d'autres équipements militaires.

Peu de temps après la conférence de presse turco-américaine, 200 véhicules américains de type « Hummer » ont néanmoins quitté le territoire turc pour être envoyés dans le nord de l'Irak, un transfers de matériel qui, selon l'état-major turc, est sans rapport avec la visite de Colin Powell.

Abdullah Gul, ministre des Affaires étrangères turques, a assuré Colin Powell qu'il n'était pas nécessaire d'obtenir l'accord du Parlement pour la question du ravitaillement, ajoutant qu'il en était de même pour autoriser aux avions américains le droit d'effectuer des atterrissages d'urgence sur le territoire turc ou encore d'y transférer de possibles blessés.

Le secrétaire d'État Powell a aussi indiqué que des opérations de recherche et sauvetage pourront être menées de la Turquie afin d'aider les militaires américains qui seraient en péril dans le nord de l'Irak.

Pas d'intervention de l'armée turque

Les deux pays semblent aussi s'être entendus sur une non-intervention de la Turquie dans le nord de l'Irak, un point majeur qui faisait craindre aux États-Unis une agravation de la situation dans cette région. M. Powell a affirmé, lors de la conférence de presse, à Ankara, que ses forces étaient en contrôle de la situation et que, conséquement, «il n'y a aucun besoin pour les forces turques de se déployer dans le nord de l'Irak».

La Turquie avait menacé d'envoyer ses troupes dans le nord de l'Irak, prétextant un afflux de réfugiés et la menace terroriste des rebelles kurdes qui s'y trouvent.

L'opposition turque à la guerre américano-britannique en Irak reste très forte et, le 1er mars dernier, le Parlement turc avait rejeté une proposition gouvernementale qui aurait permis de faire transiter par la Turquie des troupes américaines destinées à prendre le contrôle du nord irakien. Cette décision avait conduit les États-Unis à annuler une aide de 30 milliards de dollars.

Colin Powell a soutenu, mercredi, qu'il allait demander au Congrès américain d'accepter l'allocation d'un prêt d'un milliard de dollars à la Turquie pour l'aider à absorber l'impact de la guerre. Le politicien américain a aussi indiqué qu'il tenait à associer la Turquie à la reconstruction de l'Irak, après la guerre.

Imprimer Autres sections
  AccueilL'Irak, un État « voyou »
Point de vue des É.-U.Point de vue de l'IrakLes pays voisinsLe CanadaL'arsenal militaireHyperliens


Notre équipe - Retour au site Nouvelles

© Radio-Canada.ca - 2003