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Quatre journalistes disparus donnent signe de vie

Mise à jour le mardi 1 avril 2003, 17 h 36 .

Deux journalistes du quotidien new-yorkais Newsday et deux photographes indépendants, qui avaient été tous les quatre portés disparus depuis une semaine en Irak, sont arrivés sains et saufs mardi en Jordanie.

Les deux journalistes de Newsday, Matthew McAllester, un Britannique de 33 ans, et le photographe Moises Saman, un Espagnol âgé de 29 ans, ont contacté la rédaction en chef du journal après avoir traversé la frontière irako-jordanienne. Ils étaient en compagnie de deux autres journalistes qui étaient portés disparus, les photographes indépendants Molly Bingham, une Américaine, et Johan Spanner, qui travaille pour le quotidien danois Jyllands-Posten.

«Ils nous ont dit par téléphone qu'ils étaient en bonne santé», a indiqué le pdg et directeur de la publication de Newsday, Raymond Jansen. «Cela va nous prendre un peu de temps de rassembler les détails mais nous voulons qu'ils profitent de leur liberté et qu'ils aient une bonne nuit de sommeil», a ajouté M. Jansen.

«Nous avons cru que nous pouvions mourir à tout moment»

Selon le site Internet de Newsday, Matthew McAllester a indiqué que Moises Saman et lui avaient été arrêtés le mardi 24 mars par les autorités irakiennes puis retenus dans leur chambre de l'hôtel Palestine à Bagdad. Ils ont ensuite été menottés et conduits dans une prison, à une trentaine de kilomètres de Bagdad, où ils ont été détenus jusqu'à lundi. Ils ont été interrogés à plusieurs reprises par des agents des services de renseignement irakiens qui les soupçonnaient d'être des espions américains.

Les deux hommes ont précisé qu'ils n'avaient jamais été maltraités physiquement, bien que leurs conditions de détention aient été difficiles et qu'ils étaient détenus à proximité d'une batterie antiaérienne. «Nous avons cru que nous pouvions mourir à tout moment», a dit M. McAllester.

«Je craignais de ne pas en sortir vivant. Un des responsables des interrogatoires irakiens faisait avec les mains le geste d'un revolver sur la tempe à chaque fois qu'il passait devant moi», a confié pour sa part Johan Spanner au quotidien danois Jyllands-Posten.

Le photographe de 28 ans était entré en Irak avec un visa de touriste en compagnie de boucliers humains, après que les autorités irakiennes eurent refusé à plusieurs reprises de lui accorder un visa professionnel.

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