Jean Chrétien : aucun nouveau soldat canadien n'ira en Irak Mise à jour le mardi 1 avril 2003, 17 h 57 .  | | Le premier ministre Jean Chrétien | Le premier ministre Jean Chrétien a assuré mardi qu'aucun nouveau soldat canadien ne sera envoyé en Irak. Pourtant, un haut responsable militaire avait déclaré le contraire plus tôt dans la journée devant une commission de la Chambre des communes. À l'heure actuelle, 31 militaires canadiens sont stationnés là-bas avec les troupes américano-britanniques dans le cadre d'un programme d'échange. Selon le général Mike Jeffery, si la Grande-Bretagne, les États-Unis ou l'Australie décidaient d'envoyer de nouvelles unités, certaines pourraient comprendre des soldats canadiens qui participent à ce programme.
Le premier ministre a par ailleurs dit qu'il n'avait pas l'intention de rappeler les 31 soldats, même si Ottawa a en principe décidé de ne pas prendre part à la guerre contre l'Irak. Une telle décision «détruirait la signification de ces échanges» selon M. Chrétien.
 | | Le ministre de la Défense, John McCallum | Le gouvernement fédéral a admis, lundi, ce que tout le monde soupçonnait déjà: des soldats canadiens sont aux côtés des forces américano-britanniques dans leur guerre contre l'Irak. Le ministre de la Défense, John McCallum, a toutefois tenu à préciser qu'il s'agissait d'une poignée de soldats, qui ne participaient pas directement aux combats. «Ils ne sont pas autorisés à utiliser la force, sauf en cas de légitime défense», a-t-il dit.
Pour le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper, le gouvernement refuse d'appuyer la coalition, mais risque quand même la vie des soldats canadiens en les plaçant sous un commandement étranger. Quant au député néo-démocrate Bill Blaikie, il a soutenu qu'en permettant aux soldats canadiens participant au programme d'échange de se trouver dans la zone des combats, le gouvernement faisait fi de la volonté du Parlement qui s'est prononcé contre la participation du Canada au conflit.

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