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Powell discutera de l'après-Saddam à Ankara et Bruxelles

Mise à jour le mardi 1 avril 2003, 1 h 05 .

Colin Powell entame mardi un voyage de deux jours qui le mènera en Turquie et en Belgique. Le secrétaire d'État américain espère aplanir les divergences actuelles sur la guerre et aussi discuter de l'après-Saddam Hussein.

Colin Powell
M. Powell a réitéré lundi son opposition à une présence militaire turque dans le nord de l'Irak, et réaffirmera sa position à Ankara. «Nous pensons qu'avec le travail que nous faisons, il n'est pas nécessaire pour la Turquie d'envisager une quelconque incursion dans la région», a-t-il dit. Les Turcs souhaitent masser des troupes dans le nord de l'Irak afin de s'assurer que les Kurdes ne profitent pas du conflit pour assouvir des désirs d'autonomie.

Le parlement turc a jusqu'ici refusé de donner son feu vert au passage de troupes américaines par le territoire turc, qui aurait permis aux États-Unis d'ouvrir un second front contre l'Irak. Conséquence: le déploiement américain dans le nord de l'Irak se fait beaucoup plus lentement que prévu, alors même que l'offensive terrestre partie du sud se heurte à une résistance irakienne plus vive que prévu par les stratèges du Pentagone.

À Bruxelles, Colin Powell doit s'entretenir, jeudi, avec des responsables de l'OTAN et de l'Union européenne, dont la Belgique assure la présidence. Le secrétaire d'État a indiqué qu'il souhaite commencer à discuter de la reconstruction de l'Irak et de son avenir politique, après le renversement du régime de Saddam Hussein.

M. Powell pourrait notamment évoquer la possibilité d'associer d'autres pays que les États-Unis et la Grande-Bretagne à la stabilisation et au maintien de l'ordre après le conflit, a indiqué son porte-parole, Richard Boucher. Toutefois, le chef de la diplomatie américaine a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de discuter d'un éventuel rôle pour l'OTAN dans le maintien de la paix après la guerre contre l'Irak. Il se dit cependant ouvert à écouter les idées de l'organisation.

Les Européens, que ce soit à l'OTAN ou au sein de l'Union européenne, sont profondément divisés sur ce conflit, la France et l'Allemagne s'opposant vivement à Londres, Madrid et Rome. Les 15 États-membres de l'Union européenne ont annoncé lundi qu'elle allouera 327 millions de dollars d'aide humanitaire à l'Irak.

Il s'agira du premier voyage à l'étranger de Colin Powell depuis le début de l'offensive américano-britannique contre l'Irak, un déplacement décidé à la dernière minute, dimanche. Quelques pays avaient d'ailleurs critiqué M. Powell sur la rareté de ses déplacements à l'étranger pour défendre le point de vue des États-Unis dans un moment aussi crucial.

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