Franks et Rumsfeld suivent le même plan Mise à jour le dimanche 30 mars 2003, 11 h 31 . Le commandant en chef des forces anglo-américaines dans le Golfe, le général Tommy Franks, a nié toute divergence avec le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld au sujet du plan de bataille. De nombreux experts, dont d'anciens hauts gradés de l'armée américaine, estiment que les forces terrestres sont insuffisantes. Ils le disent ouvertement, notamment au New Yorker qui vient de publier un article à ce sujet. Selon le général, l'annonce du prochain déploiement, qui pourrait regrouper jusqu'à 120 000 soldats supplémentaires, n'est pas le signe que l'opération se déroule mal. Il s'agit, dit-il, «d'arrivées échelonnées prévues au plan initial».
Donald Rumsfeld a aussi défendu ce plan. Il a affirmé que la preuve de son succès était qu'en neuf jours l'on avait assuré la sécurité des puits de pétrole, que l'on s'était approché à moins de 100 kilomètres de Bagdad, que les «dommages collatéraux» étaient limités, et qu'il n'y avait pas de crise humanitaire. Le chef du Pentagone reconnaît cependant que les poches de résistance étaient fortes et que le plus difficile restait à venir.
Renforts américains
Des renforts de Marines américains ont quitté Camp Patriot au Koweït dimanche matin pour aller rejoindre les troupes qui combattent déjà en Irak. 23 000 hommes et femmes sont partis du Koweït pour aller prêter main forte à leurs compatriotes. Ces Marines étaient sur un navire près des côtes koweitiennes depuis le mois d'août et s'apprêtaient à rentrer aux États-Unis. Un ordre de s'amarrer au Koweït leur avait été donné il y a quelques jours.
Par ailleurs, on s'attend à ce que d'autres troupes soient envoyées des États-Unis vers l'Irak dans les prochains jours.

|