Le Pentagone fait volte-face Mise à jour le dimanche 30 mars 2003, 6 h 43 . Après avoir annoncé vendredi soir une pause de quelques jours des opérations terrestres en Irak pour permettre au troupes américaines de se regrouper et de se ravitailler, le Pentagone a fait volte-face et nié, samedi, que l'armée américaine observe une quelconque pause dans sa campagne en Irak. En conférence de presse, les porte-parole de l'armée ont expliqué que d'importants affrontements ont toujours cours en Irak de façon à affaibllir la garde républicaine. Les Américains, qui se réjouissent de leur suprématie aérienne sur l'ensemble de l'Irak, déclarent contrôler jusqu'ici plus de 600 puits de pétrole et indiquent que leurs forces seraient maintenant à moins de 100 kilomètres de Bagdad. Une information que martelle le Pentagone dans les médias depuis plus d'une semaine maintenant.
Déclarations contradictoires
Pourtant, vendredi, le général américain William Wallace, commandant les forces terrestres américaines en Irak, avait reconnu que des problèmes logistiques ainsi que la tactique de guérilla adoptée par les forces irakiennes nécessitaient «une pause» dans l'offensive. Même son de cloche du côté britanniqueoù le porte-parole de l'armée a aussi reconnu que les forces américano-britanniques avaient besoin de se redéployer avant la prochaine phase de l'offensive vers Bagdad. Interrogé sur des informations de presse faisant état d'une pause de quatre à six jours dans l'offensive vers Bagdad, la capitaine Lockwood a expliqué qu'il s'agissait en fait d'une «réorganisation du champ de bataille».
Problèmes d'approvisionnement des troupes
Le Pentagone ajoute également que le ravitaillement des troupes, dans l'ensemble, se déroule normalement en dépit du harcèlement des soldats irakiens qui s'attaquent sporadiquement aux convois de ravitaillement coalisés le long de la route menant vers Bagdad. Mais des journalistes attachés à des unités militaires américaines, dont Luc Chartrand, correspondant de guerre pour Radio-Canada, font état de pénuries d'eau, de nourriture et de carburant chez les troupes américaines avancées.
Ainsi, dans plusieurs unités militaires britanniques et américaines, des mesures ont été prises pour économiser l'essence et dans certains cas les rations de nourriture des soldats ont été réduites de trois à un paquet par jour. Par ailleurs, du côté britannique, on reconnaît que le maintien de troupes à long terme en Irak serait problématique. La Grande-Bretagne a engagé 45 000 hommes dans cette opération.

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