Les disparitions de journalistes se multiplient Mise à jour le vendredi 28 mars 2003, 20 h 49 . Plusieurs rédactions ont signalé vendredi la disparition de journalistes. Dans la région de Bassorah, au sud de l'Irak, sept journalistes italiens et un caméraman de la chaîne d'information arabe Al Jazira étaient portés manquants vendredi soir. À Bagdad, deux journalistes américains et un photographe danois n'ont pas donné de nouvelles depuis le début de la semaine. L'association Reporters sans Frontières rappelle que neuf journalistes sont portés disparus depuis le début du conflit et appelle les autorités irakiennes et américaines à «faire tout leur possible pour aider à retrouver ces journalistes». Depuis le début de la guerre en Irak, deux journalistes ont été tués: le journaliste britannique Terry Lloyd et le cameraman australien Paul Moran.
Sept journalistes italiens: Deux journalistes italiens ont été arrêtés par les autorités irakiennes, tandis que cinq autres sont toujours portés disparus, a annoncé vendredi soir un reporter de la télévision italienne au Koweït. Les sept journalistes, qui travaillaient pour pour le Corriere della Sera de Milan, du journal financier Il Sole 24 Ore et le Messaggero de Rome, n'ont plus donné de nouvelles à leurs bureaux depuis le début de la journée.
Selon la RAI, 10 journalistes italiens ont tenté d'accéder à Bassorah vendredi matin, mais sept d'entre eux ont été arrêtés à un barrage irakien, tandis que les trois autres parvenaient à s'enfuir. La chaîne de télévision italienne a ajouté que des soldats britanniques présents dans cette zone avaient envoyé une patrouille pour tenter de les retrouver.
Un caméraman d'Al Jazira: L'association Reporters sans Frontières a annoncé la disparition d'un cameraman de la chaîne d'information arabe qatarie. Le caméraman aurait disparu après que son équipe, composée de trois autres personnes, eut été prise sous les tirs de chars britanniques dont elle s'apprêtait à filmer l'arrivée sur les lieux d'une distribution alimentaire organisée par le gouvernement irakien. Trois journalistes ont fui à pied, mais «le cameraman, dont le matériel était trop lourd pour pouvoir marcher, s'est caché».
Deux journalistes américains: Les deux journalistes travaillant pour le quotidien Newsday de Long Island, près de New York, étaient à Bagdad et n'ont plus donné de nouvelles à leur rédaction depuis lundi. Un photographe danois Le photographe indépendant de 28 ans, Johan Spanner, travaillait à Bagdad pour le quotidien Jyllands-Posten. Il n'a pas donné signe de vie depuis mardi, jour de son arrestation présumée par les autorités irakiennes, a indiqué vendredi le journal sur son site internet.
Bonne nouvelle
Trois journalistes de la chaîne de télévision arabe Al-Arabiya, portés disparus depuis une semaine dans le sud de l'Irak, ont contacté leurs familles vendredi soir, a déclaré un responsable de la rédaction de cette télévision basée à Dubai.
Le journaliste Waël Awad, de nationalité syrienne, le cameraman Talal Faouzi Al-Masri et le technicien Ali Hassan Safa, tous les deux libanais, se trouvent actuellement avec les forces britanniques dans le sud de l'Irak. L'équipe, qui a déclaré être en bonne santé, était incorporée avec la 101ème division aéroportée de l'armée américaine qui est rentrée en Irak à partir du Koweït.
Deux soldats irakiens se rendent à des journalistes canadiens
 | | Prisonniers irakiens (archive) | Deux soldats irakiens se sont rendus vendredi aux journalistes Paul Workman, de CBC, et Geoffrey York, du Globe and Mail. «Nous étions en train de nous faire prendre en photo devant une grande statue de Saddam Hussein lorsque tout à coup, deux hommes sont venus vers nous avec les mains au-dessus de la tête», a déclaré M. Workman au sujet de l'incident qui s'est déroulé dans la ville portuaire d'Oum Qasr. Les deux hommes étaient des soldats sans uniforme qui s'étaient cachés pendant une semaine. Ils ont raconté être deux frères qui n'ont reçu que quatre jours de formation avant d'être envoyés de force dans la partie sud du pays. Ils ont cru que les journalistes canadiens étaient des militaires. «Nous les avons remis à un régiment britannique qui tenait un campement de prisonniers de guerre», a affirmé M. Workman.
Plusieurs Irakiens s'étaient rendus à des journalistes occidentaux au cours de la guerre du Golfe en 1991.
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