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Lourd bilan pour Bagdad

Mise à jour le samedi 29 mars 2003, 9 h 46 .



Une cinquantaine de civils irakiens ont été tués et plus de 47 autres blessés rien que lors du bombardement d'un marché de Bagdad vendredi, à 18H30, heure locale, selon plusieurs chaînes de télévision de langue arabe. Les Bagdadis ont vécu vendredi aux bruits d'intenses bombardements après une nuit déchirée par des déflagrations puissantes. Un bâtiment du principal complexe présidentiel dans le centre de Bagdad a été visé, de même qu'un centre de télécommunications, selon un journaliste de l'AFP. Des responsables américains avaient précisé que les frappes de vendredi visaient à rompre les communications entre le gouvernement de Saddam Hussein et son armée.

La capitale irakienne avait déjà été touchée en fin de matinée par deux missiles qui ont tué huit civils et fait 33 blessés, selon les Irakiens. Auparavant, le ministre irakien de l'Information, Mohamed Saïd Al-Sahhaf, avait affirmé que les bombardements américano-britanniques sur Bagdad avaient tués sept civils irakiens et fait 92 blessés dans la nuit de jeudi à vendredi. Les lignes téléphoniques ont été en outre coupées dans plusieurs quartiers de la capitale à la suite des raids sur les centres de télécommunications d'Al-Ulwiyya et d'Al-Rachid dans la nuit de jeudi à vendredi.



Dans la nuit de jeudi à vendredi, des croiseurs et destroyers américains en Méditerranée orientale ont tiré une dizaine de missiles sur Bagdad et sa périphérie, a annoncé un porte-parole du porte-avions USS Theodore Roosevelt.

Les frappes visaient notamment le quartier où sont situés les principaux ministères irakiens. Le palais de Saddam Hussein, qui avait déjà été touché la semaine dernière, a subi de nouveaux dégâts.

La DCA irakienne est entrée en action depuis certains toits, alors que les missiles américains tombaient sur un secteur proche de certains bâtiments gouvernementaux clés, dont les ministères de l'Information, de la Planification et des Affaires étrangères.

Un missile Tomahawk (archives)
La télévision par satellite irakienne fonctionnait par intermittences après ces attaques, qui ont fait trembler l'hôtel où résident des journalistes occidentaux. Les forces américano-britanniques avaient souhaité mettre hors d'état la télévision irakienne pour empêcher la diffusion de ce qu'il considère comme la propagande du régime de Saddam Hussein.

Des témoins ont affirmé qu'un nombre indéterminé d'Irakiens avaient été tués dans une attaque lancée sur un bâtiment résidentiel du sud de la capitale, où se trouvaient des employés d'une usine de fabrication d'armes.

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