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Bassorah: la Grande-Bretagne accuse l'Irak de tirer sur des civils

Mise à jour le samedi 29 mars 2003, 6 h 19 .

Selon un officier britannique, les forces irakiennes auraient ouvert le feu sur un groupe d'environ 2000 civils rassemblés devant un pont qui mène hors de Bassorah, vendredi. On ignore si des civils ont été touchés mais plusieurs auraient été blessés, dont une femme grièvement.Extrait vidéo

Le capitaine Robert Sandford, de la 7e brigade blindée, a déclaré que les miliciens irakiens ont tiré huit ou neuf obus de mortier à partir de petits véhicules en direction de groupes de civils. La force britannique «Black Watch» aurait riposté à ces tirs afin de protéger les civils. La cible des tirs demeure toutefois nébuleuse, puisque des chars britanniques étaient positionnés près du pont.

Le porte-parole de l'armée britannique au centre de commandement du Qatar, Ronnue McCourt, a indiqué que les civils pris pour cibles cherchaient à fuir Bassorah par le nord et l'ouest.

Par ailleurs, l'agence britannique Press Association a affirmé, citant des sources de la Défense, qu'un soldat britannique avait été tué et trois autres blessés, vendredi, par des tirs amis dans le sud de l'Irak.

Bataille de chars

Jeudi, les forces britanniques ont annoncé avoir détruit 14 chars et quatre véhicules de transport de troupes irakiens qui cherchaient également à quitter Bassorah. Selon un journaliste incorporé dans une unité de l'armée britannique, la colonne était composée de 120 chars de fabrication soviétique T-55, de véhicules de transports de troupes et d'autres pièces d'artillerie.

Lors d'un point de presse mercredi soir, le général Brian Burridge, chef du contingent britannique dans le Golfe, a précisé «qu'une colonne avait quitté Bassorah se dirigeant vers les forces britanniques au sud-ouest». «Ayant établi qu'il ne s'agissait pas d'une tentative de reddition, les forces britanniques ont mené une action rapide et décisive contre cette menace», a t-il ajouté. Il a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'une contre-attaque organisée.

Vendredi, le ministre irakien de l'Information, Mohammed Saïd al-Sahhaf, a fait état de 116 morts et de 695 blessés à Bassorah depuis le début de la campagne militaire américano-britannique.Extrait vidéo

Avec 1,2 million d'habitants, Bassorah est la ville la plus importante du sud de l'Irak. Plusieurs organisations internationales y redoutent une crise humaine majeure en raison de l'absence d'approvisionnement en eau potable dans la ville soumise à un lourd siège des troupes coalisées depuis le début de l'invasion de l'Irak. Des bateaux chargés d'aide humanitaire sont pourtant prêts à approvisionner les populations civiles d'Irak, mais le déminage du port d'Oum Qasr s'avère plus complexe que prévu.

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