Les Américains auraient bombardé un camp d'Al-Qaïda Mise à jour le mercredi 26 mars 2003, 16 h 34 . Un pilote américain affirme qu'il a bombardé un camp terroriste d'Al-Qaïda dans la nuit de mardi à mercredi dans le nord de l'Irak. Mark Brazelton dit qu'il a quitté le porte-avion USS Theodore Roosevelt en direction de l'Irak sans connaître la cible qui lui était assignée. Rendu là-bas, il a reçu l'ordre de lancer des raids sur ce qui lui a été désigné comme un camp d'Al-Qaïda. Le pilote a précisé que la cible a été touchée par des bombes à guidage GPS et que le raid a réuni trois groupes de huit chasseurs bombardiers chacun.
Selon le correspondant de Radio-Canada en Irak, Patrick Brown, interrogé sur les ondes de RDI mercredi matin, il n'y pas de camp d'Al-Qaïda dans cette région de l'Irak. Selon lui, les Américains devraient plutôt parler du groupe Ansar al-Islam, un groupe fondamentaliste qui prône les même principes que ceux propagés par les talibans.
Plusieurs dizaines d'avions avaient décollé mardi soir de l'USS Theodore Roosevelt, qui croise en Méditerranée orientale, pour une mission de soutien aérien rapproché en Irak. Cette mission réunissait des chasseurs bombardiers F/A-18 Hornet et F-14 Tomcat, des avions ravitailleurs S-3B Viking, des avions radar E-2C Hawkeye de commandement aérien et des avions EA-6B Prowler de brouillage électronique, selon John Oliveira. Ils ont d'abord bombardé un site de lancement de missiles sol-sol dans le centre de l'Irak, avant de conduire un raid sur un camp terroriste présumé plus au nord, a indiqué John Oliveira, responsable des ralations publiques du porte-avion.
Opérations précédentes
Samedi, dans le nord de l'Irak, les forces américano-britanniques avaient bombardé un groupe islamiste kurde, Komala Islami Kurdistan. Elles avaient aussi mené des frappes contre Ansar al-Islam, un groupe terroriste soupçonnée d'être liée à Al-Qaïda. Ansar al-Islam lutte par les armes contre l'Union patriotique du Kurdistan qui a soustrait le Kurdistan irakien à l'autorité de Bagdad en 1991 avec le Parti démocratique du Kurdistan. Le groupe, qui compterait plusieurs centaines de membres, est retranché dans une petite région montagneuse, située entre Halabja et la frontière iranienne. Ses combattants ont imposé aux 16 villages qu'ils contrôlent un régime similaire à celui des talibans en Afghanistan.
Parmi les motifs invoqués par les États-Unis pour justifier leur guerre contre l'Irak figurent les liens soupçonnés entre le régime de Saddam Hussein et le réseau terroriste de Oussama ben Laden, responsable présumé des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington.

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