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Le monde arabe crie encore sa colère

Mise à jour le mardi 25 mars 2003, 14 h 49 .

Les manifestations d'appui à l'Irak se poursuivent un peu partout dans le monde arabe. Dans la capitale du Soudan, Khartoum, près de 30 000 personnes ont manifesté et brûlé des drapeaux américains et britanniques devant l'ambassade irakienne.

En Égypte, des milliers d'opposants à la guerre, principalement des étudiants, ont manifesté pour la sixième journée consécutive. Au nombre des slogans, on pouvait entendre «Ouvrez les frontières, laissez-nous combattre» ou encore «Bush, Blair, Sharon, allez en enfer». Les manifestations de rue sont, en principe, interdites en Égypte en vertu de l'état d'urgence mais elles sont tolérées sur les campus et dans les enceintes des mosquées. Le ministère de l'Intérieur a, par ailleurs, annoncé vendredi dernier que les manifestations pacifiques pour l'Irak seraient désormais possibles, après autorisation préalable des autorités.

Damas, en Syrie
Une des plus grosses manifestations de la journée s'est déroulée à Damas, en Syrie, où des centaines de milliers de Syriens en colère ont manifesté dans les rues pour réclamer l'arrêt immédiat de l'offensive anglo-américaine.

Le même scénario s'est répété à Amman, en Jordanie. Bravant une température à moins de zéro degré et des chutes de neige, les manifestants, qui répondaient à l'appel d'une coalition de l'opposition notamment islamiste, ont brûlé un cercueil couvert de drapeaux américains, israéliens et britanniques. Ils ont en outre critiqué le gouvernement jordanien pour avoir accepté le déploiement de troupes américaines dans le royaume.

Beyrouth, au Liban
Au Liban, 50 000 Palestiniens et Libanais ont envahi les rues de Beyrouth pour dénoncer les Américains et Britanniques qui, selon les manifestants, veulent décider du sort du monde arabe. Les manifestants se sont par la suite dispersés calmement, à l'exception d'un groupe d'environ 300 gauchistes qui s'en est pris à l'ambassade de Grande-Bretagne, y lançant des cocktails Molotov et des pierres. Une dizaine d'entre eux ont été arrêtés.

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