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Tony Blair se veut rassurant

Mise à jour le mardi 25 mars 2003, 16 h 44 .

Tony Blair, en conférence de presse au 10, Downing Street
Le premier ministre britannique a déclaré, mardi, que cette fois les forces de la coalition n'abandonneraient pas les Irakiens et qu'elles chasseraient Saddam Hussein et son régime du pouvoir, promettant que l'Irak aura un avenir meilleur. Tony Blair faisait ainsi référence à la première guerre du Golfe en 1991, qui avait laissé en place le président irakien.

Il a précisé que «personne ne devait être surpris de voir que des éléments des forces armées irakiennes sont déterminés à se battre, parce qu'ils savent qu'une fois que le régime tombera, et cela se produira, ils n'auront pas d'endroit où aller». Et Tony Blair de rajouter que «personne non plus ne devrait être surpris par le fait que tant que les Irakiens ne seront pas sûrs que le régime qu'ils méprisent est sur le point de tomber, ils ne bougeront pas». Il faisait ainsi allusion au fait que les soldats britanniques et américains ne sont pas en général accueillis en libérateurs par la population irakienne au fur et à mesure de leur progression en Irak.

Le premier ministre britannique a également appelé les Britanniques à la patience et à la persévérance dans la guerre contre l'Irak, tout en estimant qu'en cinq jours d'offensive, «beaucoup de choses avaient été faites» et que l'avancée vers Bagdad se déroulait exactement comme prévu.

M. Blair a également annoncé qu'il se rendrait mercredi à Washington pour des entretiens avec le président George W. Bush portant sur la situation humanitaire en Irak, la reconstruction de ce pays après la guerre ainsi que le processus de paix israélo-palestinien. Il a précisé que cette rencontre aurait lieu à Camp David, dans le Maryland, près de Washington.

Il devrait aussi rencontrer, jeudi, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, à New York, soulignant que pour Londres et Washington, il était clair que l'ONU avait un rôle de premier plan à jouer dans l'Irak post-Saddam.

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