La Ligue arabe déçoit Bagdad Mise à jour le mardi 25 mars 2003, 14 h 57 . Bagdad blâme le retard de la Ligue arabe dans sa condamnation de l'offensive de la coalition britanno-américaine contre l'Irak. Le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan estime que cette position est «trop faible et trop tardive».
Il a également estimé que cette condamnation n'avait «plus de valeur» puisqu'elle a été exprimée plusieurs jours après le début de l'offensive américano-britannique.
Le vice-président irakien a âprement critiqué les pays arabes pour leurs livraisons de pétrole aux États-Unis et à la Grande-Bretagne. Il a également incriminé la Jordanie qui a accepté d'expulser les diplomates irakiens de son territoire à la demande américaine. Il a expliqué que «l'ambassadeur irakien a été convoqué et il lui a été dit que ces diplomates doivent quitter immédiatement sans donner de raison». La Jordanie est d'après Taha Yassine Ramadan le seul pays sur 60 à avoir «obéi» à la requête des États-Unis. Le vice-président a aussi indiqué que seul le gouvernement jordanien était à l'origine de l'arrêt de l'exportation du pétrole irakien vers la Jordanie.
Les 22 pays membres de la Ligue arabe ont approuvé lundi à l'unanimité moins une voix, celle du Koweït, une résolution qui condamne «l'agression» de la coalition contre l'Irak. Ils ont également réclamé le «retrait immédiat» des forces américano-britanniques du territoire irakien.
| | * Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes |

|