Reportages de la Première Chaîne Entrevues et reportages
AccueilL'Irak, un État « voyou »
Point de vue des É.-U.Point de vue de l'IrakLes pays voisinsLe CanadaL'arsenal militaireHyperliens

Une tempête de sable retarde l'avancée vers Bagdad

Mise à jour le mercredi 26 mars 2003, 3 h 54 .

La météo se fait l'allié des Irakiens et l'ennemi des troupes de la coalition. La tempête de sable qui s'est levée en début de journée mardi freine la progression des troupes terrestres et désorganise les frappes aériennes du côté américano-britannique. Les vents soufflent jusqu'à 90 kilomètres à l'heure et la visibilité est presque nulle. Un épais brouillard recouvre la capitale.

Selon les officiers américains, qui reconnaissent que la tempête «a eu un impact sur le champ de bataille», les mauvaises conditions météorologiques pourraient durer 60 heures, mais devraient être suivies d'un temps particulièrement clair et d'une visibilité illimitée.La 101e division aéroportée, notamment, est littéralement bloquée, ses plans de frappes étant retardés par la tempête. Cette division est constituée d'une flotte d'hélicoptères d'attaque Apache, Black Hawk et d'hélicoptères de transport de troupes Chinook.Extrait vidéo

Pendant ce temps, l'armée terrestre prend position autour de la ville et attend que ses lignes de soutien soient renforcées. Elle se trouve à moins de 80 km de la capitale irakienne. La stratégie de la coalition est de prendre Bagdad en étau.

Les forces spéciales ont une demi-journée d'avance sur les divisions et jouent un rôle important. Ce sont elles qui sécurisent et déminent les voies d'accès, désignent les cibles aux bombardiers lors des frappes aériennes, repèrent les défenses anti-aériennes irakiennes, recherchent d'éventuels sites d'armes de destruction massive et balisent les zones de largage des parachutistes. Ils protègent aussi les puits de pétrole et sont massivement présents dans les maquis kurdes.

Les plus durs combats restent à venir. Vu l'absence de front au nord de la capitale, la résistance irakienne se concentre au sud de la ville et rend difficile l'approche de la capitale.

Lors d'une conférence de presse depuis Doha, au Qatar, le général américain Victor Renuart a annoncé que 1400 sorties aériennes étaient prévues au total pour la journée de mardi malgré la tempête de sable. Ces bombardements visent notamment les unités de la Garde républicaine qui barrent la route de Bagdad.

En outre, des parachutistes se seraient emparés d'une piste aérienne située dans le désert irakien, a ajouté le général Renuart, qui rendait compte des opérations militaires des dernières 24 heures.

Les bombardements se poursuivent

Dans la journée de mardi, plusieurs explosions ont retenti à Bagdad. Les bombardements ont d'abord été dirigés sur la périphérie sud où les hélicoptères d'attaque américains sont entrés en action contre les forces de la Garde républicaine. Trois divisions de ce corps d'élite de Saddam Hussein seraient concentrées dans la capitale.

Des bombardements ont aussi retenti en après-midi dans le centre de la ville. Les frappes ne visaient pas au-delà de ces deux zones, la coalition misant sur le moins de morts civils et de dégâts possible.

Mercredi à l'aube, de nouvelles explosions ont été entendues, dont un au centre-ville. La chaîne satellitaire qatariote Al-Jazira a souligné que des colonnes de fumées s'élevaient du quartier où se trouvent le ministère irakien de l'Information et la télévision irakienne, qui avait interrompu ses transmissions peu auparavant. On ne sait pas si cette interruption était liée aux explosions.

Les bombardements servent à préparer l'entrée des forces de terre en affaiblissant les points forts du gouvernement et de la résistance.

Imprimer Autres sections
  AccueilL'Irak, un État « voyou »
Point de vue des É.-U.Point de vue de l'IrakLes pays voisinsLe CanadaL'arsenal militaireHyperliens


Notre équipe - Retour au site Nouvelles

© Radio-Canada.ca - 2003