Tarek Aziz: «Saddam Hussein contrôle la situation» Mise à jour le lundi 24 mars 2003, 15 h 52 . Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a déclaré lundi soir que le président Saddam Hussein «contrôle parfaitement l'armée et le pays» et que les dirigeants irakiens, dans leur ensemble, «vont bien». S'exprimant lors d'une conférence de presse à Bagdad, Tarek Aziz, qui était en uniforme, a également réfuté les déclarations de certains Américains et Britanniques affirmant avoir découvert en Irak un site soupçonné de fabriquer des armes chimiques. « Cette usine avait été inspectée par les experts (en armement de l'ONU). Ce n'est qu'une petite usine isolée utilisée à des fins civiles », a-t-il expliqué. Ses propos visaient à mettre un terme aux rumeurs tenaces, en Occident, sur l'état de santé du numéro un irakien et sur le lieu où il se trouve depuis que l'aviation anglo-américaine a commencé ses bombardements jeudi dernier. «Tous les membres de la direction irakienne, à l'exception d'un martyr tombé dans une bataille à Najaf, sont en vie et vont bien, et chacun d'entre eux travaille efficacement», a-t-il dit. Les autorités irakiennes ont déclaré dimanche que le dirigeant du parti Baas, au pouvoir, avait été tué dans des combats près de la ville de Najaf, au centre de l'Irak.
Interrogé sur la progression des forces américano-britanniques en direction de Bagdad, M. Aziz a prédit qu'elles se heurteraient à la même résistance que dans le sud de l'Irak. «Ils seront accueillis à Bagdad de la même manière qu'ils l'ont été à Ouma Kasr, Fao et Nassiriya, de même que par les paysans irakiens qui ont abattu l'hélicoptère Apache», a-t-il dit.
«Nous les recevrons avec la meilleure musique qu'ils ont jamais entendue et avec les fleurs les plus délicates qu'ils ont jamais vues», a ajouté Aziz, faisant ironiquement allusion aux déclarations de certains responsables américains selon qui les Irakiens accueilleront les troupes de la coalition «avec de la musique et des fleurs». « Nous n'avons pas de cierges à offrir. Nous offrons seulement des balles», a-t-il conclu.

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