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Une cinquième journée sous les bombes à Bagdad

Mise à jour le lundi 24 mars 2003, 15 h 52 .

Bagdad a subi de nouveaux bombardements lundi après-midi. Au moins trois fortes explosions ont été enregistrées. Vers midi, six violentes explosions ont également secoué la capitale irakienne, selon un journaliste de l'AFP resté sur place.

Pendant la nuit et peu avant l'aube, de puissantes explosions ont également secoué la ville, qui vit sa cinquième journée de frappes. Il s'agit des plus violents bombardements depuis le début de la campagne baptisée «Choc et stupeur».



Une maison pulvérisée ?

D'après des témoins et des journalistes dépêchés sur place, un missile se serait trompé de cible à la mi-journée et aurait atterri dans un quartier résidentiel. Il aurait pulvérisé une maison, causant la mort de cinq civils, dont une femme.

Un bâtiment présidentiel touché pendant la nuit

Le Conseil des ministres en feu
Un bâtiment du palais présidentiel aurait été frappé cette nuit par un avion de la coalition américano-britannique survolant la capitale à basse altitude.
Il s'agirait vraisemblablement du siège du Conseil des ministres, et un feu intense a suivi l'attaque.

De son côté, l'armée irakienne a mis de nouveau le feu à des tranchées remplies de pétrole pour obscurcir le ciel et ainsi gêner les frappes aériennes de la coalition dans l'identification de leurs cibles.

À 150 km de Badgad

Les forces de la coalition américano-britannique sont maintenant à environ 150 kilomètres de Bagdad. Le commandement central basé au Qatar a annoncé que malgré les poches de résistance rencontrées en cours de route, les soldats américains et britanniques devraient pénétrer dans la capitale d'ici 36 heures, soit lundi soir.

Des troupes américaines dans le sud de l'Irak
La résistance offerte par les Irakiens ne ralentit pas la progression de l'offensive terrestre parce que les troupes alliées contournent les points de résistance plutôt que de les affronter, pour gagner du temps et épargner les vies humaines.

Saddam Hussein aurait déployé les meilleures troupes autour de la capitale, notamment les unités spéciales de la Garde républicaine, qui chercheraient à attirer les forces de la coalition dans une guérilla urbaine. Ce contexte, propice à multiplier les victimes, freinerait l'avancée de l'ennemi qui souhaite éviter les lourdes pertes parmi les civils.

Pendant ce temps, le Comité international de la Croix-Rouge a fait le tour de plusieurs hôpitaux de Bagdad afin de distribuer des fournitures médicales et de l'eau.

Le président américain George W. Bush a assuré pour sa part que de l'aide humanitaire parviendrait aux civils irakiens d'ici 36 heures.

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