Reportages de la Première Chaîne Entrevues et reportages
AccueilL'Irak, un État « voyou »
Point de vue des É.-U.Point de vue de l'IrakLes pays voisinsLe CanadaL'arsenal militaireHyperliens

Un informateur irakien à l'origine des premières frappes

Mise à jour le dimanche 23 mars 2003, 23 h 01 .

Les premiers missiles contre Bagdad ont été tiré mercredi soir à 21 h 37, heure de l'Est.
L'attaque américaine qui a visé Saddam Hussein jeudi matin a été déclenchée sur la foi d'un renseignement émanant d'un haut responsable irakien, qui a révélé à la CIA l'endroit où le président irakien devait passer la nuit, a affirmé dimanche l'hebdomadaire Newsweek. Selon le journal, qui cite une source anonyme des services de renseignements, ce haut responsable irakien, un proche du président irakien récemment «recruté» par la CIA, a prévenu mercredi ses contacts américains que Saddam Hussein, vraisemblablement accompagné de ses deux fils, devait passer la nuit de mercredi à jeudi dans un abri souterrain construit sous une maison d'un quartier résidentiel de Bagdad. Sitôt en possession de cette information, le directeur de la CIA George Tenet a prévenu le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, puis le président George W. Bush, qui a donné son feu vert à une opération ciblée visant à éliminer le numéro un irakien, raconte Newsweek.

Le général Tommy Franks (archives)
Sur ordre du commandant en chef de l'opération «Liberté de l'Irak», le général Tommy Franks, deux chasseurs-bombardiers furtifs F-117 ont alors bombardé l'abri présumé de Saddam Hussein. Selon l'hebdomadaire, l'informateur de la CIA, qui se trouvait à l'extérieur du bunker visé par les bombes américaines, a certifié que Saddam Hussein se trouvait à l'intérieur au moment de l'attaque. Il n'a toutefois pas pu donner à la CIA des informations permettant d'indiquer si le numéro un irakien avait été tué, blessé ou était sorti indemne de l'attaque, selon Newsweek.

Image diffusée dimanche par la télévision irakienne
La télévision irakienne a montré dimanche des images du dirigeant irakien en uniforme, souriant et détendu, entouré de hauts responsables politiques et militaires, au cours d'une réunion dans un lieu indéterminé. Mais pour le secrétaire à la Defense américain, Donald Rumsfeld, il est à ce stade impossible de tirer une conclusion définitive sur le sort du dirigeant irakien. S'appuyant sur des rapports des services de renseignement américain, M. Rumsfeld a affirmé que ces images avaient été enregistrées à l'avance au cas où il serait tué ou qu'il ne serait pas en mesure d'accéder à des moyens d'enregistrements. Il a fait état d'une série d'informations émanant de la capitale irakienne, selon lesquelles Saddam Hussein serait mort.

Le journal britannique Sunday Telegraph a rapporté dimanche que le premier ministre Tony Blair a été informé que Saddam Hussein aurait été blessé lors des premières frappes sur Bagdad.

Après les premiers tirs de missiles de croisière, jeudi peu avant l'aube, «nous avons reçu des informations selon lesquelles Saddam Hussein a quitté les lieux en ambulance», a déclaré à la BBC le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, Mike O'Brien.

Imprimer Autres sections
  AccueilL'Irak, un État « voyou »
Point de vue des É.-U.Point de vue de l'IrakLes pays voisinsLe CanadaL'arsenal militaireHyperliens


Notre équipe - Retour au site Nouvelles

© Radio-Canada.ca - 2003