Deux missiles de la coalition s'écrasent en Turquie Mise à jour le dimanche 23 mars 2003, 22 h 39 .  | | Un missile Tomahawk (archives) | Deux missiles de croisière Tomahawk ont dévié de leur trajectoire et se sont écrasés dans un secteur inhabité du sud-est de la Turquie, dimanche, sans faire de victimes. Le Pentagone a expliqué que des erreurs technqiues expliquent cet incident.Un premier missile est tombé dans un terrain vague, à un kilomètre du village d'Ozveren et à une centaine de km de la frontière syrienne, formant un cratère d'un mètre de profondeur. L'autre missile est tombé quelque trois heures plus tard près de Viransehir, à environ 200 km de la zone d'impact du premier engin. Ces nouvelles bavures jettent encore un peu plus le doute sur la précision de l'armement des troupes américano-britanniques. Le secrétaire américain à la défense, Donald Rumsfeld, a pourtant réitéré dimanche que les armes utilisées dans cette guerre contre l'Irak étaient les plus précises de l'histoire.
Des troupes américaines dépêchées dans le nord
De nouvelles troupes américaines auraient été dépêchées dans le nord de l'Irak, dans la région de Suleimaniyah. Les combats se poursuivent toujours dans la région de Mossoul, également située dans le Kurdistan irakien.
 | | Frontière du Kurdistan irakien | Les autorités américaines avaient renoncé samedi à passer par la Turquie pour ouvrir le front au nord. L'aviation américaine avait toutefois lancé une attaque dans le nord-est contre un groupe islamiste nommé Ansar al Islam, présumément lié au réseau Al-Qaïda. Les responsables kurdes avaient craint que sa présence rende difficile une offensive terrestre américaine dans le nord de l'Irak et avaient jugé nécessaire une attaque aérienne avant le débarquement des troupes. Pendant ce temps, les négociations entre les Américains et les Turcs se poursuivraient. La Turquie a démenti avoir déployé entre 1000 et 1500 soldats dans la région afin de contrer un afflux massif de réfugiés et éviter que la minorité kurde ne songe à revendiquer une autonomie territoriale. Mais le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, songe encore à envoyer son armée en territoire irakien. «La présence des soldats turcs dans cette région sera une source de stabilité et de sécurité pour la Turquie et la région», a-t-il estimé.

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