George W. Bush lance un avertissement à la Turquie Mise à jour le dimanche 23 mars 2003, 15 h 54 . Le président américain, George W. Bush, a lancé dimanche un avertissement à la Turquie en la mettant en garde contre tout envoi de troupes turques dans le nord de l'Irak. «Nous avons fait savoir très clairement aux Turcs que nous attendions d'eux qu'ils n'entrent pas dans le nord de l'Irak», a déclaré M. Bush. Le ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel, a prévenu pour sa part qu'il serait «impensable» d'admettre la Turquie au sein de l'Union européenne si Ankara défiait les États-Unis et l'OTAN en envoyant des troupes en Irak.
Le ministre irakien des Affaires étrangères, Naji Sabr, a également mis en garde la Turquie contre une incursion en Irak, affirmant qu'elle «paierait très cher» le prix d'un tel acte, dans une déclaration à la presse à l'issue d'une réunion de la Ligue arabe au Caire.
 | | Recep Tayyip Erdogan | «La Turquie est en accord avec les États-Unis sur toutes les questions relatives à l'Irak et sur la volonté d'Ankara d'envoyer des troupes dans le nord de ce pays, a déclaré pour sa part le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dans un discours à la nation. «Les arrangements militaires que nous allons faire dans une zone tampon limitée au-delà de la frontière vise à contenir un possible afflux de réfugiés (...) et d'empêcher certaines provocations visant notre sécurité», a-t-il affirmé dans un discours à la nation, dimanche soir. «La présence des soldats turcs dans cette région sera une source de stabilité et de sécurité pour la Turquie et la région», a-t-il estimé.
Ankara avait démenti, samedi, des informations parues dans les médias selon lesquelles plus de 1500 soldats d'élite turcs seraient entrés dans le Kurdistan irakien. Le Parlement turc avait voté la semaine dernière en faveur de l'ouverture de l'espace aérien à l'aviation américaine et pour l'envoi de soldats turcs dans le nord de l'Irak, une région contrôlée par des factions kurdes qui, selon Ankara, pourraient imposer leur autonomie après la chute du régime de Saddam Hussein.

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