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Des explosions secouent Bagdad

Mise à jour le dimanche 23 mars 2003, 8 h 09 .

Une série d'explosions a secoué Bagdad dimanche où l'alerte a été donnée de nouveau.

Les déflagrations ont été entendues dans la capitale, peu après que les sirènes d'alarme eurent retenti vers 14 heures 15.

La DCA irakienne n'est pas intervenue.

Dans la matinée, de fortes explosions ont été entendues à Bagdad.

Une explosion a été enregistrée peu après 9 heures.

Elle a été suivie de plusieurs autres déflagrations, notamment dans la banlieue de la capitale, où la DCA irakienne est entrée en action.

Dès le début de l'alerte, des prières et invocations ont été diffusées par haut-parleurs par les mosquées de Bagdad.

Dans la nuit de samedi à dimanche, Bagdad a subi un bombardement extrêmement violent qui a plongé plusieurs quartiers du sud de la ville dans l'obscurité, mais le courant électrique a rapidement été rétabli. C'était la première fois qu'une coupure de courant avait lieu à Bagdad depuis le début des bombardements américains.

Les barrières de pétrole enflammé font monter des colones de fumée autour de Bagdad.
Toujours dans la nuit de samedi à dimanche, des explosions ont également été signalées dans la zone de l'aéroport. Cette fois, il n'y aurait pas eu de sirènes d'alerte ni de tirs de la DCA dans la ville avant les premières explosions.

Plus tôt dans la journée de samedi, des bombardements sporadiques ont été observés sur la capitale irakienne à intervales irréguliers. La capitale serait également encerclée par d'épais nuages noirs émanant de tranchées remplies de pétrole et enflammées par les Irakiens pour gêner les raids américano-britanniques. Aux dires de Washington, au moins 500 missiles de croisières ont été tirés sur l'Irak dans la journée de samedi sur des villes et des cibles diverses.Extrait audio

Déluge de feu sur Bagdad vendredi

Dès la tombée de la nuit de vendredi à samedi, une offensive aérienne d'envergure baptisée «Opération choc et stupeur» s'est abattue avec une violence inouïe sur la capitale irakienne. Quelque 1500 missiles ont été tirés sur l'Irak, dont 320 sur Bagdad, lors de cette opération, a déclaré vendredi le commandement militaire américain. Les journalistes demeurés à Bagdad ont d'ailleurs indiqué que ces bombardements étaient nettement plus violents que ceux des nuits précédentes.

Lancés à partir d'avions, de bateaux et de sous-marins, les bombes et missiles guidés de type Tomahawk se sont abattus en plusieurs vagues sur Bagdad. De très hautes flammes et d'épaisses fumées se dégagaient en soirée de plusieurs rues et bâtiments de la ville. Cette violente offensive à haut impact psychologique était destinée, selon le commandement américain, à anéantir la détermination du régime irakien et de ses soldats. Trois persones auraient péri et plus de 200 autres auraient été blessées à Bagdad au cours des ces bombardements, selon le régime irakien.Extrait vidéo

Réactions irakiennes

Commentant cette offensive aérienne, le ministre de l'Information irakien, Mohamed Saïd Al-Sahhaf, a déclaré que le palais Ezzouhour, une ancienne résidence royale, qui abrite aujourd'hui le quartier général des services de renseignement irakiens, était en ruines. L'ancien palais royal est situé au sud de la capitale irakienne, près de l'aéroport international de Bagdad.

À proximité du palais de la République, touché pour la deuxième nuit consécutive, des employés municipaux s'activaient à dégager des débris qui ont été projetés sur la chaussée. Les vitres des bâtiments officiels proches du palais, apparemment conçues pour résister aux souffles des explosions, n'ont pas volé en éclats. En revanche, les fenêtres des maisons situées sur l'autre rive du Tigre n'ont pas résisté.

Ailleurs en Irak, d'autres frappes aériennes ont également soutenu les opérations terrestres lancées dans le sud du pays, sur les ports, mais aussi pour protéger l'avancée de la colonne blindée qui se dirige vers la capitale.

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