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Premiers points de presse aux États-Unis

Mise à jour le jeudi 20 mars 2003, 21 h 02 .

Aux États-Unis, le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, a répondu aux questions des journalistes sur le déclenchement de la guerre. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a également pris la parole pour commenter cette première journée de la guerre baptisée «Opération liberté de l'Irak».

Premier objectif : désarmer l'Irak

Ari Fleischer, porte-parole de la Maison-Blanche
Ari Fleischer a réaffirmé que le but principal des opérations militaires restait le désarmement de l'Irak, ce qui implique en partie le contrôle du territoire irakien et donc, l'invasion du pays. À un journaliste demandant si un exil du président irakien Saddam Hussein serait approuvé par Washington, le porte-parole de la Maison-Blanche a répondu que cette initiative serait effectivement bien accueillie par les États-Unis. Il a refusé de répondre aux questions d'ordre stratégique ou d'organisation, affirmant que seul le Pentagone pouvait donner ce genre de détails. Ari Fleischer a remercié les 35 nations qui appuient l'action américaine et insisté sur le fait que ces pays appartenaient à tous les continents.

Le point de presse de Donald Rumsfeld

Le secrétaire à la Défense américain a pris la parole pour commenter cette première journée de la guerre baptisée «Opération liberté de l'Irak». Il a tenu à préciser, d'entrée de jeu, que les jours du régime de Saddam Hussein étaient comptés. M. Rumsfeld a déclaré que les Irakiens pourraient avoir mis le feu à trois ou quatre puits de pétrole, sans toutefois préciser où ils étaient situés, ajoutant que c'est un crime pour ce régime que de détruire les richesses du peuple irakien. Toutefois, les chaînes de télévision américaines CNN et CNBC avaient auparavant indiqué que des puits de pétrole avaient été incendiés dans la partie de l'Irak qui jouxte le Koweït.

M. Rumsfeld a aussi demandé aux militaires irakiens de ne pas perpétrer de crimes de guerre, comme par exemple d'utiliser des armes de destruction massive ou d'incendier des puits de pétrole, déclarant qu'il n'y aurait pas d'amnistie. Il a en outre précisé que l'armée américaine évaluait l'impact des premières frappes sur un bâtiment du sud de Bagdad où se trouvaient vraisemblablement des dirigeants irakiens.

Interrogé également sur les attaques de bunkers jeudi matin par des missiles de croisière, le chef d'État-major américain a répondu que Saddam Hussein et les dirigeants du régime étaient des cibles légitimes. Richard Myers a, de surcroît, indiqué que la guerre n'allait pas être une tâche facile.Extrait audio

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