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La Chambre des communes suit Chrétien sur l'Irak

Mise à jour le vendredi 21 mars 2003, 13 h 28 .

À Ottawa, la Chambre des communes s'est prononcée en faveur de la non-participation du Canada à la guerre en Irak. Un geste qui officialise la position du gouvernement Chrétien.

Les libéraux, les bloquistes et les néo-démocrates ont voté en faveur de la motion bloquiste. Les Conservateurs et les Alliancistes s'y sont opposés.

D'autre part, le premier ministre Chrétien a voulu ménager la susceptibilité des Etats-Unis en refusant de dire si la guerre contre l'Irak est légitime et légale.

S'adressant plus tôt à la presse à l'entrée de la réunion de son cabinet, M. Chrétien a déclaré que le gouvernement continuait à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des Canadiens. Il a ajouté que les autorités canadiennes travaillaient de concert avec les Américains pour assurer également la sécurité de la frontière avec les États-Unis. Il a aussi dit que le gouvernement se préoccupait de la sécurité des militaires canadiens qui sont à l'oeuvre dans la lutte au terrorisme en Afghanistan.

M. Chrétien a poursuivi en affirmant qu'il n'était plus temps de se poser des questions sur la légalité ou la légitimité de l'intervention américano-britannique, pour ne pas fournir d'arguments à Saddam Hussein. Le premier ministre a aussi déclaré que le Canada travaillait déjà de concert avec la communauté internationale en vue de la reconstruction de l'Irak, une fois que le conflit sera terminé.

Enfin, à la question de savoir si le Canada figurait au nombre des 15 pays qui appuient « anonymement » la coalition américano-britannique, M. Chrétien a répété que le Canada n'enverrait pas de troupes en Irak.

Réactions de l'opposition

Stephen Harper
Prenant la parole après M. Chrétien, le chef de l'opposition allianciste, Stephen Harper, a répété son appui à l'intervention américano-britannique en Irak. Il a, à nouveau, déploré que le Canada ne participe pas à l'opération, soulignant que c'était une des premières fois que cela se produisait. Il a lui aussi dit espérer que le conflit sera bref.

Gilles Duceppe
Pour sa part, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a répété son appui à la décision du premier ministre Jean Chrétien de ne pas engager le Canada dans la guerre en Irak. Il a déclaré que le gouvernement devait maintenant faire preuve de cohérence et rappeler au pays les soldats qui se trouvent actuellement dans la région du golfe Persique. Trois navires canadiens assurent la sécurité de la navigation dans le golfe, 31 militaires participant à des échanges sont sur le terrain avec l'armée américaine et un certain nombre de Canadiens sont à l'oeuvre au Centre de commandement de l'opération contre l'Irak au Qatar.

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