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L'ONU discute d'assistance humanitaire à l'Irak

Mise à jour le mercredi 19 mars 2003, 17 h 12 .

Le chef de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies
Réuni mercredi à huis clos, le Conseil de sécurité des Nations unies discute d'un projet de résolution sur l'assistance humanitaire à l'Irak. Le texte a été soumis par le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, qui a rappelé qu'en droit international, la responsabilité de la protection des civils incombe aux belligérants. Depuis quelques années, environ 60 % de la population irakienne dépend totalement du programme «Pétrole contre nourriture», qui est maintenant suspendu. Toutefois, selon l'ambassadeur américain à l'ONU, John Negroponte, des consultations sont en cours sur la poursuite d'un programme modifié.

Par ailleurs, le chef des inspecteurs en désarmement de l'ONU, Hans Blix, a pris la parole devant le Conseil de sécurité pour énoncer la liste des 12 tâches de désarmement qui restent à accomplir par le régime de Bagdad. Il a préalablement déploré que ces trois mois et demi passés sur le terrain n'aient pas été suffisants pour donner l'assurance que le régime de Bagdad ne détenait pas d'armes de destruction massive. Il s'est aussi déclaré soulagé qu'il ait été possible d'évacuer mardi tous les membres des équipes internationales de l'ONU.

Joschka Fischer
Lors de son allocution, le ministre des Affaires étrangères allemand a condamné avec force une intervention militaire américaine alors que les moyens pacifiques pour désarmer l'Irak n'avaient pas été épuisés. Il a ajouté que le Conseil de sécurité n'avait pas échoué dans sa tâche et qu'il demeurait le gardien de la sécurité internationale.

Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a estimé pour sa part que les critiques adressées à la France étaient «absolument injustes», ajoutant les États-Unis et la Grande-Bretagne ne devraient pas chercher de bouc-émissaire pour le retrait de leur résolution sur l'Irak.

Le chef de la diplomatie française a également dit souhaiter que les chemins de l'unité soient retrouvés, même si deux visions du monde s'affrontent. Il estime que seul le respect du droit peut rendre l'usage de la force légitime: «C'est bien des Nations unies et d'elles seules que peut venir l'autorité morale d'une telle entreprise», a déclaré Dominique de Villepin. Il ajouté qu'il reviendra aux Nations unies de reconstruire économiquement l'Irak.

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